Quatrième de couverture :
A Mont-Ephraim, petite ville de l'Etat de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, leur bonheur et leur réussite. Michael, le père, d'origine modeste, a su à force de travail se faire accepter par la bonne société de la veille. Grâce à sa femme qu'il adore, la ferme qu'ils habitent est un coin de paradis, une maison de contes de fées où, au milieu d'une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d'oiseaux, de chevaux - et immensément d'amour -, leurs trois fils et leur fille Marianne vivent une enfance inoubliable. Jusqu'au drame de la Saint-Valentin 1976, qui vient mettre un terme à cette existence idyllique, fait voler la famille en éclats et marque à jamais chacun de ses membres...
Avis d’une lectrice du dimanche
Joyce Carol Oates dessine le portrait de la famille Américaine des années 70. Cette peinture sociale et humaine, à la fois sensible et réaliste, m’a passionnée !
Les Mulvaney incarnent le rêve américain et ses limites. Les parents, issus de milieux modestes, se hissent dans les niveaux sociaux à la force du poignet. Grâce à un travail acharné, leurs rêves se réalisent : une entreprise florissante, une belle propriété, quatre enfants. Choyés par leurs parents, trois fils et une fille coulent des jours heureux. L’éducation est stricte, basée des principes religieux, de travail et de mérite. Heureusement, l’excentricité des parents adoucissent un peu leur puritanisme.
Pourtant, avant même le drame annoncé dès le début du récit, on sent les prémisses de la tempête. L’obsession du couple Mulvaney est la reconnaissance de leur réussite. Le père surtout, affiche un comportement de parvenu en mendiant l’amitié des grandes familles, les nantis qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il dépense des sommes extravagantes pour devenir membre de leur club fermé, avoir le droit de les fréquenter. Joyce Carol Oates montre que ces liens sociaux sont artificiels et ne résistent pas aux épreuves. Dans l’adversité, Michaël Mulvaney ne rencontrera aucune solidarité.
Ce roman évoque également la condition féminine dans l’Amérique puritaine des années 70. Les femmes n’ont pas réellement d’indépendance, leur valeur est calculée sur leur degré de vertu. Cette société pleine d’hypocrisie ne les enferme pas dans leur demeure... Mais à l'extérieur elles deviennent les proies des hommes qui se comportent en véritables prédateurs car la loi les sanctionne rarement. Ces derniers ont tous les droits, eux seuls sont admis à fréquenter les clubs dans lesquels les femmes et les chiens doivent rester dehors.
Enfin, j’ai aimé le portraits des enfants, belles plantes qui poussent, se développent et se construisent malgré la défaillance des parents.
Florinette m’avait déjà donné envie de lire cet
auteur grâce à sa présentation du livre « Eux »,
et je remercie Blogoclub qui m'a fait découvrir ce roman !
Je ne manquerai pas le prochain rendez-vous,
dimanche 1er novembre 2009,
sur le thème du Canada Francophone :
La tournée d'automne de Jacques Poulin
Mes livres aiment voyager
pour se balader chez d'autres lecteurs.
Laissez une petite dédicace à l'intérieur
avec vos impressions de lecture,
et le livre retournera ensuite dans son foyer d'origine
enrichi de quelque souvenirs...
Les petites Fées de New-York de Martin Miller
sont revenues de chez
Restling (blog Le grand nulle part),
et elles viennent de s'envoler chez Abeille...
Des choses fragiles de Neil Gaiman
ces nouvelles sont parties chez Stephie
La grammaire est une chanson douce
est en visite chez une amoureuse des mots,
à la fois lectrice et auteur : Béa Kimcat
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