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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 13:00

Autour-de-la-lagune---Alex-Papadiamantis.jpg

 

Quatrième de couverture

Choisissant son île natale comme cadre de la plupart de ses récits, Alexandre Papadiamantis a fait de Skiathos un des lieux les plus poétiques et romanesques de Grèce. Les enfants meurent, les filles sont frappées de malédiction, les hommes boivent ou partent en Amérique sans que personne ne songe à se révolter. Car sur cette île règne une force occulte ; certains l'appellent Dieu, d'autres Destinée, d'autres encore Superstition. Autant dire que Skiathos est un résumé du monde et des passions humaines, un mystère où l'espace clos devient universel. Avec Autour de la lagune, un ensemble de récits particulièrement représentatifs de la langue et de l'univers imaginaire de l'auteur, le lecteur découvrira un des joyaux de la littérature européenne du XIXe siècle.  

 

Avis d'une lectrice du dimanche

A travers treize nouvelles, Alexandre Papadiamantis déroule la vie au XIXe siècle dans une île repliée sur elle-même, Skiathos. Ces récits, à la fois réalistes et satiriques, racontent le quotidien, la misère, la mort qui survient toujours trop tôt, les superstitions, la caprices de la nature. Les hommes n'ont pas beaucoup d'autres alternatives que de devenir marins, et les femmes travaillent dur pour élever leurs enfants. Les quelques moments de pause dans le labeur sont meublés avec l'alcool et l'église ! 

Dans cette vie rustre et frugale, les sentiments d'amour et d'amitié occupent une place mineure :
"A n'en pas douter, les pères aiment leurs fils parce qu'ils les considèrent comme bons à trimer et contribuer à caser leurs soeurs. Ils s'arrogent et revendiquent un pouvoir despotique entre eux. Les mères, de leur côté, aiment leurs fils parce qu'elles voient en eux des sauveurs de dots (dans laquelle elles trouvent leur intérêt) et des bâtons de vieillesse. Elles chérissent tout autant leurs filles, bien qu'elles voient en elles un lourd fardeau, et lorsqu'elles s'en débarrassent en le chargeant sur les épaules de leur gendre, elles ressentent un secret soulagement d'avoir pu se défaire de ce qu'elles désignent par le terme péjoratif, abject de "sac".

Ces nouvelles sont plutôt agréables à lire malgré une certaine uniformité. Les récits reflètent cette vie d'alors : une existence un peu morne, parfois ébranlée par les soubresauts du destin. Les psychologies sont sommaires, la mort est attendue avec résignation...

 

 

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commentaires

A_girl_from_earth 06/03/2012 20:58


Je me marre du commentaire de Keisha ci-dessus!  Oui c'est ça, une lubie, pas un challenge, nuance! Bon, ben je
note cet auteur. Aaah j'adore ces noms grecs!

keisha 03/03/2012 08:02


A girl ne fait pas de challenges, elle a des "lubies" dit-elle...

Jeanmi 03/03/2012 07:24


Le genre littéraire des nouvelles est difficile à vendre, tant aux lecteurs, qu'aux éditeurs. Aucun éditeur n'a voulu de mon manuscrit :"Étranges nouvelles". Je me suis pris par la min en l'auto
éditant. J'ai fait les salons du livre, les librairies grandes et petites et j'en ai vendu finalement 250. J'ai donc été au contact avec le public qui à l'énnoncée du genre s'en détouranaient.
C'est la raison poour laquelle je me suis tourné vers le polar avec plus de succès.

yueyin 02/03/2012 23:17


pas vraiment enthousiasmant somme toute :-)

lizagrèce 02/03/2012 23:01


J'ai lu "La fille de Bohême" et j'en avais parlé sur mon blog

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