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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 06:10

L-or-des-fous---Rob-Schultheis.jpg

Quatrième de couverture

En 1973, Rob Schultheis retire ses maigres économies de la banque et prend la route de l'Ouest au volant de son minibus Volkswagen. Il débarque à Telluride, dans le Colorado. À l'époque, Telluride n'est qu'une petite ville minière coupée du monde, où vivent quelques familles isolées et où rôdent encore loups et grizzlys ; le genre d'endroit où l'on vous passe à tabac si vos cheveux sont trop longs. Trente ans plus tard, elle est devenue une destination de villégiature pour les riches skieurs du monde entier. Le rêve américain s'exprime ici dans toute sa folie, du médecin local qui chasse les ovnis à bord de son Cessna à la magie sinistre des fantômes qui peuplent le désert indien. Avec un style tout aussi indomptable que son sujet, L'Or des fous entraîne le lecteur à travers un voyage inoubliable et lui fait entrevoir le visage changeant et méconnu de l'Ouest américain

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Un hymne à la vie et à la nature écrit de manière truculente par un personnage hors du commun…

 

Bob Schultheis décrit une contrée de l’Ouest des Etats-Unis : Telluride, une ville dans les Rocheuses. Cette petite bourgade rustre, dans laquelle l’auteur est arrivé en 1973, est devenue une station de ski à la mode.

Le climat est rude, les paysages sont à la fois grandioses, sublimes, désolés et inquiétant. Mais ne vous attendez pas à une description romantique ! Point de nostalgie ici ! Le récit se construit sur le mode factuel, avec quelques traits d’humour parfois acerbe, et un ton militant dès qu’il s’agit du respect humain et de la nature.

Pour se faire une idée du genre de récit que nous propose l’auteur américain, il suffit de savoir que Bob Schultheis est un personnage charismatique, exceptionnel. Grand baroudeur et adepte du chamanisme, il a été correspondant de guerre en Afghanistan pendant une longue période, malgré les menaces de mort du KGB puis des talibans.

L’auteur arrive donc à Telluride au début des années 70, rempli de rêves d’évasion. Au volant de son minibus Volkswagen, il débarque à la conquête de l’ouest ! Cette ancienne colonie de mineurs ne le décevra pas. Les personnalités rencontrées sont râpeuses et coriaces à souhait, l’ambiance ressemble fort à l’époque pourtant révolue de la ruée vers l’or et des cow-boys armés jusqu’aux dents. Les montagnes sont belles et terrifiantes, avec des tempêtes époustouflantes, des avalanches furieuses. L’été y est extrêmement court, mais d’une douceur paradisiaque.

Bob Schultheis s’insurge en contemplant cette nature peu à peu dégradée par des promoteur immobiliers sans scrupule. L’esprit mesquin et étriqué des nouveaux riches essaie d’aseptiser les montagnes pour l’adapter à des touristes urbains.

L’auteur brosse également de succulents portraits de certains autochtones. Les personnalités des gens réellement attirés par les hautes montagnes sont souvent originales, tumultueuses…

 

Quelques extraits     

"Et puis la nature sauvage, toutes les variétés, toutes les espèces. Cette première année, un ami à moi descendait à pied les pistes recouvertes d'herbe de Coonskin, au clair de lune, à la mi-août. A la sortie du virage, il fait un énorme bond de surprise : un GROS puma, un immense mâle de la taille d'une Harley-Davidson, avec des crocs comm des clous de chemin de fer. Le fauve le fixe sans ciller de ses grands yeux phosphorescents, pareils à la lumière qui s'échappe d'un réacteur nucléaire. Cronk, cronk slurp cronk. Ses mâchoires, qui auraient pu briser en deux une batte de base-ball aussi facilement qu'un gressin, fouaillent le tartare de cerf et il avale des pintes de sang encore chaud pour faire descendre le tout."  

"Durant ses dix dernières années, nous avons vu les rapaces et les crétins piller, mettre à sac et profaner nos montagnes sans souci du lendemain. Ils ont asséché d'anciens marais d'altitude pour construire des terrains de golf, abattu au bulldozer des arbres séculaires pour faire place à leurs obscènes maisons de parvenus, fait s'envoler si haut les prix de l'immobilier que les ouvriers et les anciens ont été contraints de partir.
C'est l'envers de la démocratie. Qu'un butor puisse détruire une vallée entière, une ville ou un écosystème, simplement parce qu'il en a le "droit". En Amérique, tout le monde à des droits, mais certains en ont plus que d'autres. Ils ont payé assez cher pour ça, pas vrai ?"

 

Le billet de Keisha m'a incitée à découvrir ce beau livre de nature writing

 

 

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commentaires

Noukette 09/10/2011 22:54



Je ne sais pas si ce roman me plairait, par contre, je suis ravie de te revoir par ici, tu te fais rare ! ;-)



Marie 15/10/2011 22:11



Merci ! J'essaie d'être un peu plus assidue en ce moment... J'espère que mes résolutions dureront plus longtemps qu'un feu de paille !! 



Leiloona 08/10/2011 08:54



De jolis billets sur ce livre, mais le thème ne me tente pas pluqe que ça. :/



Marie 15/10/2011 22:10



C'est un plaidoyer pour la sauvegarde de la nature...


 



Stephie 08/10/2011 08:36



Je ne sais pas si ça me plairait mais j'aime que cet éditeur ait une ligne bien spéciale dans ses publications



Marie 15/10/2011 22:08



Oui, j'aime beaucoup cette ligne éditoriale. Le dénominateur commun à tous ces livres, la nature, est attractif pour moi...  


 



Lizagrèce 08/10/2011 07:42



J'ai choisi de vire dans ce pays donc je me sens impliquée.


La France ets ma patrie et la Grèce mon pays .



Marie 11/10/2011 23:19



Tu as raison. Et j'espère que ce pays remontera vite la pente...


 



keisha 08/10/2011 07:02



Comme toi, je suis en train d'épuiser le catalogue nature de gallmeister, mais il en reste ailleurs, je fouine! Ravie que tu aies aimé ce livre, mes avis sont souvent bons à suivre, non? ^_^


A propos de BD, essaie Larcenet par exemple, juste pour voir si tu n'accrocherais pas? ^_^



Marie 11/10/2011 23:19



Je suis persuadée de pouvoir accrocher avec des BD, mais je n'arrive pas à me motiver pour m'y plonger. Des titres de littératures sans images me tentent toujours plus... 



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