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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 10:11

Un autre livre dégusté en vacances... Je m'étais promis de découvrir cet ouvrage après avoir lu le magnifique livre de Gilles Leroy : Alabama Song. Gilles Leroy a livré une vision personnelle et sensible de Zelda Fitzgerald. "Accordez-moi cette valse" est son autobiographie.

Ce livre est très agréable et facile à lire au niveau du style. La femme qui se livre est un peu moins attachante que dans la fiction de Gilles Leroy, mais tout aussi exceptionnelle et tragique. Zelda Fitzgerald a souffert de schizophrènie mais son existence entière est distordue par deux réalités qui sont restées inconciliables. D'un côté Zelda a été gâtée par la vie en naissant dans un milieu aisé. Jolie et entourée de soupirants éperdus, elle a épousée Scott Fitzgerald, lui aussi magnifique et par la suite écrivain célèbre. Leur couple a été le symbole des années folles. Mais l'autre face de sa vie est sombre : intelligente et créative, elle ne parvient pas à trouver un sens à cette vie frivole. Le monde étincelant dans lequel elle vit est singulièrement creux et cruel vu de l'intérieur. Jalouse de l'aura de son mari, elle voudrait à tout prix connaître elle aussi la gloire à n'importe quel prix, y compris en délaissant sa famille et en détruisant sa santé.


Présentation de l'éditeur
Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d'Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en "six furieuses semaines", le manuscrit fut accepté d'emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber's. S'il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d'un homme doué qui s'autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre "puissante et mémorable" (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions - tragiques - contrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d'Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d'une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d'amour.


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 00:12

J'ai profité de cette semaine de vacances pour faire une orgie de lecture ! Quelques livres ont réussi à se glisser entre les balades et les siestes...

Ce roman fait vraiment partie de mes livres préférés.

Ann Hidden, le personnage principal, est difficile à suivre, à comprendre et semble parfois perdue dans un monde isolé, une tour d'ivoire. Cette femme, une artiste reconnue, fuit en permanence, change de vie avec la facilité d'un caméléon.
 En fait, j'ai surtout été touchée par l'écriture de Quignard, épuré et sobre, pourtant si riche en émotions. J'ai aimé sa manière de parler de la musique et du processus de création artistique. j'ai adoré sa description de la villa Amalia, un vrai sanctuaire, hâvre de beauté. Mais ce livre m'a aussi tordu le coeur car Quignard sait également décrire l'enfer, la précarité de l'instant heureux, trop fugace...

Quelques extraits :

"En une minute le soleil crevait la surface de la mer et tout était éclaboussé de lumière. Le lieu était peu à peu gagné par la profondeur. La distrance provenait d'abord des sons qui naissaient partout. Tout apparaissait aux premiers instants dans une espèce de substance crémeuse mêlée peu à peu de violet et de noir.
Puis de vert autour des arbres et sur les flancs de la colline.
Alors les ombres surgissaient autour des formes. Elles mettaient en relief les maisons et les animaux."

"Tous les amants ont peur. Elle avait terriblement peur de ne pas convenir à la maison. Elle eut peur de ne pas savoir s'y prendre en lançant les travaux. Peur d'en altérer la force. Peur de rompre un équilibre. Peur aussi d'être déçue. Peur de ne pas être aussi heureuse qu'elle pensait qu'elle allait l'être quand elle avait découvert la villa pour la première fois.
Le printemps balaya la peur.
Ce furent les grands jasmins sauvages.
Ce furent les buissons de roses.
Ce furent les anémones sans nombre, aux couleurs si profondes, aux beautés de soie.
Ce furent les pavots.
Elle avait aimé nager dans la mer froide qui lui rappelait la Bretagne.
Elle aima s'épuiser dans une mer devenue plus chaude et plus ombrageuse avec le printemps."
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 23:22

Vacances à Barcelone...
Une semaine très cool qui s'est déclinée en découvertes, balades,
atmosphère de fiesta, tapas, siestas, lecture...


Les photos ne sont absolument pas de moi.
En général, j'adore flâner le nez en l'air, une môme accrochée dans chaque main... C'est Erwan qui saisit dans son objectif tous les instants sympas et les couleurs qui teinteront nos souvenirs.

J'ai adoré : le parc Guël et la casa Batllo de Gaudi.
Les réalisations de Gaudi sont toutes en courbes, en couleurs, délirantes et kitch.

J'ai beaucoup aimé : el Bari Gotic, le quartier de Montjuic, la fondation Miro, l'exposition Dali, la tour Agbar illuminée le soir.

Pas mal : le musée Picasso, le port.

Un peu déçue : La Sagrada (je n'ai pas été sensible à cette architecture et en plus l'ascension des tours n'était  pas possible pour cause de travaux) et les Ramblas (trop commercial...)

Dommage ! Nous voulions visiter le musée de la Science, qui a été désigné meilleur musée d'Europe en 2006. Face à la foule et à la longueur de la file d'attente, nous nous sommes défilés, au grand dam de nos filles...

Nos deux petites minettes (7 et 3 ans) ont plébiscité : l'aquarium et son couloir aux requins, les manèges et les gaufres sur le port, le parc Guël, la tour illuminée et enfin la fondation Miro...

A la fin de la semaine, avant de rentrer, nous avons fait un détour par Figueras pour visiter le musée Dali. Génial et délirant !
Par contre, il faut absolument éviter de loger à Figueras ! Nous n'avons pas testé mais la ville est d'un lugubre...

Plus de photos (toutes prises par Erwan...) :Barcelone Barcelone
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 05:41
Youpi... 8 jours de vacances en Espagne.. Réserve conséquente de plein de livres à déguster : Milan Kundera, Anna Gavalda, Pascal Quignard et plusieurs autres...
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 17:57


Je viens de terminer ce livre... Fan de Hugh Laurie et de ses réparties acerbes dans la série Dr House, j'ai été un peu déçue. Il manquait sans doute l'image et le jeu de scène. je n'ai pas vraiment retrouvé cet humour mordant dans cet ouvrage. Ce polar ne présente aucun suspense étant donné que le héro parle en permanence à la première personne. Les "je" récurrents dans tout le livre sont lassants et donnent la sensation de lire un monologue interminable...

Quatrième de couverture
On peut avoir un caractère de chien, un sens de la répartie assassin, mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr. House, a largement su le prouver sur le petit écran, il récidive avec ce thriller palpitant dont le héros, Thomas Lang est un ancien militaire d'élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n'a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu'on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d'affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l'indécence jusqu'à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L'enfer en est pavé. On retrouve dans ce thriller aussi prenant qu'un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu'un épisode de Dr. House, le mauvais esprit salvateur de Hugh Laurie, au service d'une intrigue passionnante et d'un personnage qu'on n'oubliera pas de sitôt.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:23


Un bel olivier acheté en pot s'est rapidement étiolé avant de s'éteindre... Nous avons prélevé une petite branche encore verte et nous l'avons plantée directement en terre, il y a 6 ans...
Pour un arbre à croissance lente, je trouve que notre olivier s'est épanoui à grande vitesse.
Seul petit bémol : je ne sais pas modeler et tailler les arbres. Bien que j'ai appliqué consciencieusement une foule de recettes et de conseils de taille, je n'ai pas obtenu un tronc unique.
Ma branche d'olivier s'est ré-incarné en... petit arbuste touffu ! 



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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:07

Un hymne à la vie.
Benoîte Groult nous fait aimer tous les âges, y compris la vieillesse. Elle est féministe et elle le crie à travers tous ses personnages. Ces femmes peuvent incarner les envies et les combats d'une seule personne : enfants, amante, mère, militante, épouse, journaliste... et grand-mère.
Les blessures ne parviennent pas à atténuer sa gourmandise, sa générosité. Merci pour cette déclaration d'amour de la vie.

Quatrième de couverture
Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Elle s’attache à faire advenir l’improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s’est mariée en espérant former un couple moderne, découvrira qu’on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée avec un Irlandais un peu fou, un peu poète. Sa mère Alice, quatre-vingts ans, journaliste féministe de choc, s’est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé que Moïra l’aidera à relever avec panache.
La Touche étoile est une leçon des Ténèbres, dite sur le ton de l’allégresse. Le roman émouvant et drôle de plusieurs générations de femmes.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:43


Après La maison aux esprits, quel bonheur de replonger dans l'univers d'Isabel Allende...

23 contes nous transportent dans le Chili natal de l'auteur. Elle dépeint avec tendresse et ironie ce milieu rural dont la vie est rythmée par les traditions et les superstitions.

Quatrième de couverture
Eva Luna, héroïne du précédent roman d'Isabel Allende, n'avait pas son pareil pour conter des histoires aussi extraordinaires que véridiques, tirées de la chronique locale de son village, Agua Santa. On trouvera ici un nouvel échantillon du talent de la Schéhérazade latino-américaine. Vingt-trois récits burlesques ou sombres, de nostalgie ou de colère, d'ironie ou de révolte. Vingt-trois contes d'une prodigieuse diversité de situations, où la romancière de La Maison aux esprits, best-seller de 1984, révèle les mille et une facettes de son inspiration.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:13

Ce livre est tellement riche, foisonnant en personnages extraordinaires et en aventures, qu'il me paraît impossible à résumer sans le dénaturer : violence et tendresse, enfants illégitimes, abus et dictature... Les esprits ne quittent jamais le décors et hantent cette histoire...
Un des personnages centraux est Esteban Trueba, amoureux de Rosa la Belle. Il est prêt à tout pour devenir riche et ainsi conquérir sa main. Mais cette fleur éphémère s'éteint et Esteban doit continuer sa route. Son caractère irrascible blessent ceux qui croisent sa route et sa détermination fait de lui un homme riche. Il épouse Clara, la soeur de Rosa, jeune femme fantasque... Les descriptions sont tellement imagées que les personnages dansaient encore sous mes yeux longtemps après avoir tourné la dernière page du livre...

Quatrième de couverture :
Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s'y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l'absolu de l'amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d'un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes. Isabel Allende a quitté le Chili après le coup d'Etat militaire. La Maison aux esprits, son premier roman, tantôt enchanteur, tantôt mordant, est à inscrire parmi les révélations de la littérature latino-américaine d'aujourd'hui. Il est traduit dans une dizaine de pays et a obtenu le prix du Grand Roman d'évasion 1984.
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 14:12

Magnifique !

Gilles Leroy nous prévient : il ne s'agit pas de l'autobiographie de Zelda Fitzgerald mais plutôt d'une fiction. Pourtant, il est difficile de dissocier ce magnifique roman de la vraie vie de cette icône des années folles.
Elle a publié un livre, "Accordez-moi cette valse", ce qui avait déclenché l'ire de son illustre mari : une telle concurrence au sein de leur couple était intolérable. En 1948, Zelda Fitzgerald meurt dans l'incendie de l'hôpital psychiatrique où elle est internée.
Gilles Leroy réhabilite cette femme, trop souvent décrite uniquement comme une bourgeoise légère vivant dans l'ombre de son mari.

Quatrième de couverture :

Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, "Belle du Sud", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister...

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