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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 18:15

Seule-Venise---Claudie-Gallay.jpg 

 

Quatrième de couverture

A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre.

Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d'une femme à la recherche d'un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d'une Venise troublante et révélatrice, sur l'enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Une lecture plutôt agréable, mais pas inoubliable…

 

Ce titre m’a un peu réconciliée avec les écrits de Claudie Gallay, car ma première approche de cet auteur s’était soldée par un échec : j’avais abandonné Les déferlantes.

 

L’écriture me laisse un peu sur ma faim car le style est haché, les phrases très courtes.

 

Je n’éprouve guère d’empathie pour l’héroïne, ma foi bien fade, à la fois maniaque et vélleitaire. Plutôt qu’essayer de se reconstruire après une rupture douloureuse, elle jette son dévolu sur un libraire totalement inconnu, complètement inconsistant. Les portraits de certains des personnages sont toutefois très attachants. J’ai craqué pour Vladimir Pofkovitchine, le vieux prince russe handicapé et Carla, la danseuse classique.

Claudie Gallay décline la gamme des relations affectives avec l’amitié, l’amour fusionnel et indestructible, les histoires impossibles…

 

Le récit m’a semblé parfois un peu surfait et artificiel mais je me suis laissée prendre par l’ambiance du roman car l’auteur a su transmettre l’atmosphère ensorcelante de Venise.

 

Bref, il m'est finalement difficile de parler de ce livre car cette lecture m’a laissé des sentiments mitigés, plutôt agréables dans l’ensemble bien que superficiels… et une furieuse envie de découvrir Venise !

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 12:10

La-fin-du-chant.jpg

 

Quatrième de couverture

Sous le ciel de cristal du Haut Altaï, quelque part dans les lointaines steppes d'Asie centrale... La Fin du chant déroule des images d'une beauté et d'une cruauté insensées : des plaines infinies et silencieuses; une jument prostrée devant son poulain mort-né ; des peuples nomades - Touvas et Kazakhs - qui se massacrent pour un bout de vallée où dresser les yourtes : des hommes ténébreux, un peu bandits ; des femmes fières, solides comme des pierres sans âge ; et cette gamine hardie, qui défie l'hostilité des lieux, commande bêtes et gens pour la survie de tous...

 

Avis d’une lectrice du dimanche 

 

Comme dans son roman « Ciel bleu, une enfance dans le Haut Altaï », Galsan Tschinag ouvre une grande fenêtre sur le monde lointain et mystérieux dans lequel il a passé sa jeunesse : la Mongolie.

Même si j’ai une préférence pour le titre précédent, je me suis régalée avec cette évasion dans des paysages grandioses.

 

Schuumur élève seul ses trois enfants suite au décès de sa femme. Son drame humain est universel : la difficulté de prendre à temps la mesure de la valeur de sa compagne, l’impossibilité d’exprimer son amour, la renonciation aux sentiments vrais par peur des jugements sociaux. Les femmes ont du mal à exister dans cette société rude. Que ce soit la douce épouse soumise, la fille aînée au caractère bien trempé ou la maîtresse à la personnalité de feu, elles peinent toutes à affirmer leur individualité, leurs choix de vie et à accéder à un statut digne.

 

A travers ses personnages, l’auteur explique les traditions et une manière de vivre tellement éloignées de nos pratiques. Il explore également l’histoire méconnue des Touvas. Ce peuple a dû lutter pour survivre à la fois à une nature hostile et aux invasions répétées des Chinois et des Kazakhs.

 

Galsan Tschinag enveloppe la rudesse de son récit dans une écriture sobre et poétique. Ses mots sont un hommage vibrant à la beauté de la Mongolie.

 

Mongolie--1.jpg

Photo trouvée dans Le Routard.com,
Belle prise de vue réalisée par Mélanie Coche, mai 2006 

 

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:00

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3391

Quelques kilomètres avant d'atteindre le pont qui mène à l'île de Skye,
le château d'Eilean Donan se dresse, majestueux.
Superbe, il a servi de lieu de tournage à plusieurs films, dont Highlander et James Bond.

 

J'ai adoré cette visite, l'intérieur est aussi beau que l'extérieur. Un vrai bonheur pour les enfants, difficile de leur faire quitter cet édifice de rêve...

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3371

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3383

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3406

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3413

 

 

L'île de Skye est vraiment un site agréable, à la nature préservée...

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3418

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3645

 

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Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3609

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3612

 

 

Château du Dunvegan, sur l'île de Skye, depuis toujours la propriété du clan Mc Leod...

L'extérieur est beaucoup moins séduisant que le château Eilean Donan mais l'intérieur est impressionnant et les jardins très beaux !

 

Ecosse---Chateau-Eilan-Donan-et-Ile-de-Skye 3479

 

 

Pour voir plus de photos,
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:30

 Le-signal---Ron-Carlson.jpg

 

Quatrième de couverture

Pour la dernière fois, Mack et sa femme, Vonnie, partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Enlisé dans les dettes et l'alcool, Mack a peu à peu contraint Vonnie à renoncer à l'amour profond qui l'avait attirée vers l'Ouest, et la jeune femme a refait sa vie. Cette randonnée est un moment de complicité retrouvée, une ultime chance de se dévoiler l'un à l'autre. Pour Mack, cette expédition est aussi l'occasion d'exécuter une dernière mission pour le compte d'un intermédiaire douteux afin de sauver son ranch de la faillite. Au coeur des vastes étendues sauvages, guidé par un faible signal GPS, il doit retrouver une mystérieuse balise égarée lors d'un survol de la région. Mais cette mission se révélera bien plus périlleuse que prévu. Le Signal est un roman magistral combinant le destin d'un amour qui s'achève avec un suspense qui nous mène au paroxysme de l'angoisse. Un livre palpitant qui se lit d'une traite.

 

Auteur : Ron Carlson est né en 1947, en Utah. Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont reçu de nombreuses distinctions aux États-Unis. Il enseigne la littérature et vit à Huntington Beach, en Californie. Le Signal est son dernier roman.

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Encore un beau livre proposé par les éditions Gallmeister !

 

Nous suivons un couple, Vonnie et Mack, dans ce qui doit être leur dernière randonnée, au coeur des paysages sauvages des parcs du Wyoming. Les descriptions des montagnes, des cours d’eau, des grandes étendues et de la faune sont superbes. Le style de balade qui fait rêver… à condition qu’elle soit moins dangereuse que celle-ci, avec moins de mauvaises rencontres ! Mais je m’égare, je ne vais tout de même pas dévoiler la fin de ce polar ! Oui, c’est bien un polar, atypique car ici vous n’entendez pas le bruit des villes, les sirènes de voitures de police.

 

Les deux personnages principaux sont très attachants même si Mack a parfois des côtés « Calimero » vraiment exaspérants ! Ce cow-boy est tout à fait charmant mais son côté indécis, voire lymphatique, l’entraîne tout le temps vers des solutions faciles dont les issues catastrophiques sont prévisibles. Incarcéré pour acte de vandalisme, Mack semble prendre de fermes résolutions à sa sortie de prison. Ces bons sentiments ne résistent pas à l’attrait de l’argent facile (pour sauver son ranch bien sûr !), il accepte une mission douteuse. Il profitera de la dernière randonnée avec sa femme Vonnie pour essayer de récupérer la balise d’un avion égaré en pleine montagne. Il aimerait bien profiter de cette randonnée pour se réconcilier avec son épouse, mais ce challenge semble encore plus hypothétique ! La fin m’a surprise car les « méchants » sont finalement plus nombreux que prévu !

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:30

Ecosse---Glencoe---Fort-William 3257

 

Après l'étape à Edimbourg, tout notre séjour en Ecosse se déroule dans les Highlands.

 

La vallée de Glencoe et Fort Williams sont des sites somptueux pour les amoureux de randonnées !

 

Des paysages de montagnes, vallées verdoyantes, forêts et lochs. 

Certains itinéraires sont difficiles, comme l'ascension du Ben Nevis, le point culminant de l'Ecosse avec ses 1344 m, mais d'autres balades sont parfaitement accessibles avec les enfants.

Fort William est réputée pour être une ville arrosée par la pluie 300 jours par an minimum. Nous avons eu la chance de l'admirer sous un ciel bleu !

 

Ecosse---Glencoe---Fort-William 3153 

 

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Ecosse---Glencoe---Fort-William 6744 

 

Ecosse---Glencoe---Fort-William 6780 

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 12:50

Un-bucher-sous-la-neige---Susan-Fletcher.jpg 

 

Quatrième de couverture

Au coeur de l'Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner l'ennemi, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s'efface; du coin de sa cellule émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu'il brûle d'écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi. Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l'attend le supplice d'un agneau.

 

Avis d'une lectrice du dimanche

 

Coup de cœur !

 

J’ai découvert avec bonheur les talents de conteuse de Susan Fletcher, sa plume enchanteresse.

Ce récit est une ode à la nature et à la liberté !

 

L’auteur revient sur une période sombre de l’histoire de l’Ecosse, plus particulièrement des Highlands.

Au XVIIe siècle, la guerre civile embrase l’Ecosse. Les partisans de Jacques, héritier des Stuarts, et ceux de Guillaume III d’Orange se déchirent pour des raisons à la fois politiques et religieuses. Afin d’écraser une bonne fois pour toute la résistance de certains clans, Guillaume III a fomenté le massacre de Glencoe. De nombreux civils appartenant au clan Donald ont été traîtreusement abattus en pleine nuit par des soldats auxquels ils avaient accordé l’hospitalité.


Cet épisode funeste est relaté par Corrag, jeune fille condamnée au bûcher pour sorcellerie. Charles Leslie, révérend irlandais fidèle à Jacques, le roi exilé en France, essaie d'obtenir de Corrag des détails sur ce massacre.


Le personnage de Corrag est magnifique ! Elle représente ces milliers de femmes qui au fil des siècles ont été assassinées impunément, juste en leur donnant le nom infâmant de sorcières. Ces femmes dérangeaient mais leurs seuls crimes étaient en général leur indépendance, leur connaissance des plantes, leur respect de la nature et parfois même leur beauté et leur instruction.


Pétri de tous ces préjugés, le révérend Leslie se rend d’abord avec répugnance au fond du cachot pour écouter Corrag. Puis sa perception évoluera au fil de leurs entretiens. Corrag ne parle pas de magie noire mais de liberté, d’humanisme. Même si elle en a peur, elle aime profondément les gens et souhaite leur apporter un peu d’aide en les soignant grâce aux plantes.


Corrag entretien un rapport rêvé avec la nature. Elle nous entraîne dans des chevauchées avec sa jument, sa seule amie. Elle nous fait partager les bains dans les lochs, les crépuscules sur les paysages sublimes de Glencoe, l’observation respectueuse de la faune et de la flore. L’auteur nous en parle d’une telle manière, que l’on a l’impression de ressentir le goût des baies sauvages, le vent fouettant le visage, la beauté du givre sur une toile d’araignée…

 

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 00:00

Ecosse---Edimbourg 5157

 

Nous commençons notre découverte de l'Ecosse par Edimbourg, une très belle ville !

Nous y avons passé les deux premiers jours et puis ensuite le dernier. Le premier jour et le dernier ont été les moins généreux en soleil mais même là, nous avons pu visiter sans pluie...

Les balades dans les rues m'ont enchantée ! L'architecture est belle, et la verdure est très présente !

Nous avons visité Le château d'Edimbourg, le Palais de la reine et également l'amusant univers des illusions visuelles proposé par la Caméra Obscura (un site idéal pour les enfants !)

Mon seul reproche pour Edimbourg : il est difficile de trouver des pubs où les enfants soient acceptés ! Heureusement, certains ont aménagé des coins restaurant très sympas, bien intégrés malgré tout dans l'ambiance du pub.

 

Ecosse---Edimbourg 2913 

Ecosse---Edimbourg 2966

 

 

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Ecosse---Edimbourg 2977

 

 

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Ecosse---Edimbourg 2908

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 07:00

Blonde---Joyce-Carol-Oates.jpg 

 

Quatrième de couverture

Alors, en début de soirée, ce 3 août 1962, vint la Mort, index sur la sonnette du 12305 Fifth Helena Drive. La Mort qui essuyait la sueur de son front avec sa casquette de base-ball.
La Mort qui mastiquait vite, impatiente, un chewing-gum. Pas un bruit à l'intérieur. La Mort ne peut pas le laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet, il lui faut une signature. Elle n'entend que les vibrations ronronnantes de l'air conditionné. Ou bien... est-ce qu'elle entend une radio là ?
La maison est de type espagnol, c'est une "hacienda" de plain-pied ; murs en fausses briques, toiture en tuiles orange luisantes, fenêtres aux stores tirés. On la croirait presque recouverte d'une poussière grise. Compacte et miniature comme une maison de poupée, rien de grandiose pour Brentwood.
La Mort sonna à deux reprises, appuya fort la seconde. Cette fois, on ouvrit la porte.

De la main de la Mort, j'acceptais ce cadeau. Je savais ce que c'était, je crois. Et de la part de qui c'était. En voyant le nom et l'adresse, j'ai ri et j'ai signé sans hésiter. 
                                                                                              J.C.O.

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Joyce Carol Oates psychanalyse et revisite d'une manière magistrale un des mythes de l'Amérique : Marylin Monroe.

 

Avec beaucoup d'empathie pour cette blonde, Norma Jeane Baker de son vrai nom, l'auteur nous livre la vie de Marylin en nous mettant en garde dès le début : ce n'est pas une autobiographie exacte mais plutôt une interprétation de sa vie, de l'évolution du personnage.

J'ai comparé avec la biographie "officielle" de Marylin et Joyce Carol Oates respecte néanmoins l'essentiel de l'histoire de cette existence tourmentée.

 Marylin n'était pas la blonde stupide que les medias aiment bien vendre. C'était une femme intelligente, d'un humour décapant mais malmenée par la vie dès sa plus tendre enfance. Sa mère, complètement déséquilibrée, laisse planer des doutes sur l'identité de son père absent et elle ne pourra pas assurer son éducation très longtemps. Norma Jeane passe sa jeunesse dans des foyers jusqu'à son premier mariage. Une terreur la poursuivra toute son existence : devenir aussi folle que sa mère. Cette peur et les carences affectives de son enfance déforment sa personnalité de manière dramatique. Elle restera une femme enfant, hypersensible, d'une timidité maladive, instable, sans aucune estime pour elle-même. L'autre versant de son caractère est une capacité de travail incroyable, l'exigence de la perfection, un talent d'actrice indéniable.

Joyce Carol Oates balaie l'histoire des Etats-Unis pendant la période de la vie de Marilyn. C'est une période très difficile avec la crise de 1929 qui a jeté tant de familles dans la rue, la seconde guerre mondiale, la guerre froide et surtout le maccarthysme qui a défiguré un temps la démocratie américaine. Cette campagne anticommuniste, une chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur Mc Carthy, ciblait tout particulièrement les hauts fonctionnaires, les universitaires, les savants et les artistes. Etre accusé de sympathies communistes pouvait coûter très cher, comme en ont fait l'expérience amère certains proches de Marilyn. La délation était encouragée et l'auteur n'hésite pas, par la bouche de ses personnages, à faire un parallèle troublant avec certaines dictatures.

L'auteur s'attaque à tous les mythes américains : la démocratie affaiblie pas la valse de ses hésitations, mais aussi le géant d'Hollywood. Elle décrit un milieu extrêmement dur, tourné vers l'argent, destructeur pour les acteurs. Les dirigeants du cinéma de l'époque sont tous des hommes et exploitent particulièrement leurs actrices, les traitant comme des marchandises, des prostituées.

L'auteur égratigne au passage JFK. Elle met en lumière sa personnalité charismatique et en même temps déterre sa part d'ombre : un homme autoritaire, sans respect pour les femmes, accro de sexe, flirtant dangereusement avec l'interdit, oscillant entre séduction et viol.

Certaines scènes de ce roman sont dures car dégradantes. Les coulisses de Marylin sont tout sauf glamour, ses rencontres avec des producteurs de cinémat et JFK sont violentes, douloureuses, avilissantes.  

L'écriture de Joyce Carol Oates s'adapte idéalement à cette histoire. Le rythme saccadé des phrases et le tourbillon des mots, leur enchaînement inégal, nous plongent dans les soubresauts de cette vie si intense, dans laquelle périodes noires et lumineuses, fébrilité ou apathie se succèdent... 

 

Extrait

Il dit aussitôt au fougueux Président que la blonde sexy présentait des "risques" pour une relation. elle était connue pour...

 "Qui parle d'une relation ? Je parle d'un rendez-vous dans cette cabine là-bas. Deux, si j'ai le temps."
Avec gêne, en baissant la voix, conscient que de nombreux yeux admiratifs les suivaient tandis qu'ils se promenaient au bord de la piscine en fumant leur cigare d'après dîner, le Maquereau informa le Président (comme l'aurait fait le FBI s'il avait été consulté, car ses dossiers sur Marylin Monroe alias Norma Jeane Baker étaient pleins à craquer) que Monroe avait pratiqué une dizaine d'avortements, sniffait de la cocaïne, se shootait à la benzédrine et au phénobarbital, et avait subi cinq ou six lavages d'estomac dans le seul hôpital des Cèdres du Liban. C'était de notoriété publique. Dans tous les tabloïdes. A New-York, elle avait été amenée à l'hôpital de Bellevue les deux bras tailladés et pissant le sang, transportée à l'intérieur sur une civière, complètement nue et en plein délire. Winchell l'avait écrit dans sa chronique. Dans le Maine, un ou deux ans plus tôt, elle avait fait une fausse couche, ou essayé d'avorter toute seule et raté son coup, et une équipe de secours avait dû la repêcher dans l'Atlantique. Et elle fréquentait des rouges connus ou présumés tels.
Vous voyez ? Risqué.

 

Challenges

 

Le defi 1000 

 

oates-challenge

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 11:57

Amsterdam 2886

 

 

Petite escale à Amsterdam !

Notre vol Toulouse / Edimbourg nous a offert l'occasion de passer quelques heures à Amsterdam grâce à un changement d'avion.

C'est un ville agréable, surtout lorsque le soleil est au rendez-vous !

Nous avons eu le temps de visiter le Rijksmuseum et admirer ainsi  de nombreuses toiles de Rembrandt notamment. La pépite de cette visite a été la peinture La laitière de Vermeer, magnifique !
Nous avons déambulé le reste de la journée dans les rues et flâné le long des canaux.

 


Amsterdam 2863

 

 

Amsterdam 2870

 

 

Amsterdam 2861

 

 

Amsterdam 2853

 

 

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Amsterdam 2836

 

 

Amsterdam 2854

 

 

Amsterdam 2868

 

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 18:00

Les-insurrections-singulieres-Jeanne-Benameur.jpg

 

Quatrième de couverture

Au seuil de la quarantaine, ouvrier au trajet atypique, décalé à l'usine comme parmi les siens, Antoine flotte dans sa peau et son identité, à la recherche d'une place dans le monde. Entre vertiges d'une rupture amoureuse et limites du militantisme syndical face à la mondialisation, il lui faudra se risquer au plus profond de lui-même pour découvrir une force nouvelle, reprendre les commandes de sa vie.

Parcours de lutte et de rébellion, plongée au cœur de l'héritage familial, aventure politique intime et chronique d'une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières est un roman des corps en mouvement, un voyage initiatique qui nous entraîne jusqu'au Brésil.

Dans une prose sobre et attentive, au plus près de ses personnages, Jeanne Benameur signe une ode à l'élan de vivre, une invitation à chercher sa liberté dans la communauté des hommes, à prendre son destin à bras-le-corps. Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce que « on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie ».

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Encore une fois, Jeanne Benameur nous offre une bien belle lecture.
Elle mêle avec humanisme et tolérance une quête politique, sociale, syndicale et également le parcours initiatique d’un homme qui peine à définir sa place dans le monde, tant dans sa vie amoureuse que professionnelle.

 

Une rupture amoureuse contraint Antoine à faire le bilan de sa vie. A la quarantaine, il est censé atteindre une certaine maturité et se rend compte que tous ses choix mènent à une impasse. Fils d’ouvrier, il a choisi d’emprunter la même voie professionnelle que son père, sans pour autant se soumettre aux caprices des investisseurs. Lorsque les dirigeants avides d’argent choisissent d’accroître leurs dividendes en délocalisant encore et encore leurs usines, Antoine se révolte et se lance à corps perdu dans le syndicalisme. Même dans ce domaine, son étrangeté éloigne ses camarades. Il ne se sent pas à sa place non plus auprès de sa famille pourtant aimante, sans pouvoir expliquer ce sentiment de solitude.

Sa rencontre avec Marcel, passionné de vieux livres, sera l’étincelle pour réellement démarrer sa vie. Cette amitié offre une nouvelle naissance pour Antoine. Afin de trouver des racines culturelles et un sens à son existence, Antoine ira jusqu’au Brésil, berceau de la métallurgie française et nouveau site de délocalisations. Sa révolution est une quête intérieure, la construction de sa personnalité.

 

L’écriture lumineuse de Jeanne Benameur donne la parole au milieu ouvrier, tant dans l’amour du travail bien fait, l’espoir toujours vivace d’une belle vie et la peur de tout perdre brutalement lorsque l’usine ferme ses portes. L’auteur restitue une consistance à des humains rendus complètement anonymes et abstraits par la mondialisation. Ses mots éclairent toutes ces vies suspendues aux aléas de la course aux profits. Elle souligne les nuances pour se positionner harmonieusement à la fois dans la société, la vie professionnelle, l’insoumission, les relations amicales et amoureuses. Une vie est tellement courte pour cet apprentissage…

 

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