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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 00:05
Un chant de Noel - Charles Dickens

Quatrième de couverture :
Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria.
L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.


Avis d'une lectrice du dimanche :

Ce livre est idéal pour découvrir Charles Dickens. La période de Noël permet de se glisser avec bonheur dans l'ambiance de ce beau conte. J'ai adoré les descriptions de cette soirée de fête, avec l'atmosphère mystérieuse créée par le brouillard épais et la lueur des bougies.
De nombreux détails évoquent la misère du monde ouvrier de l'Angleterre au XIXème siècle. Les conditions de travail sont souvent inhumaines et les enfants sont projetés très tôt dans cette réalité. A contre-courant de l'idéologie véhiculée par la révolution industrielle, Dickens rêve d'une société plus juste.
L'humour et la sensibilité de l'auteur rendent ce récit attachant et plein d'espoir... 

Le "héros" du récit, Ebenezer Scrooge, est un vieil avare acariâtre. Il presse sans pitié ses débiteurs, exploite durement son malheureux commis. Même l’approche des fêtes de Noël n’adoucit pas son humeur revêche. Son neveu se fait vertement rabrouer en essayant l’amadouer par une invitation au repas en famille. L'employé est houspillé et n'attend aucun cadeau de la part de son patron.
Voilà, le personnage principal est solidement ancré dans ce conte par Dickens : en quelques pages, tout lecteur sensé déteste Ebenzer Scrooge !

Oui mais, car il y a un mais, les caractères les plus durs sont-ils vraiment irrécupérables ?

Alors que le vieil homme se prépare à dormir dans sa maison sinistre, glaciale et solitaire, un coup de théâtre va bouleverser son destin. Le fantôme de Marley, son ancien associé, lui apparaît ! Ce dernier est décédé quelques années auparavant. Les deux compères avaient d’ailleurs le même caractère impitoyable. Or, Marley n’est plus qu’un revenant enchaîné et gémissant ! Il met en garde Scrooge sur le sort qui l’attend après sa mort et le prévient de la visite imminente de trois esprits. Ce sera sa dernière chance avant l’enfer…

Le premier esprit lui remémore les moments de tristesse et parfois de tendresse de son passé. On se rend compte que finalement Scrooge n’a pas toujours été un infâme méchant. Allons bon ! Une âme sensible se cacherait dans cette tête dure ?

Le deuxième esprit, celui du présent, le conduit dans la masure de son employé. La pauvreté est criante et accroît la maladie qui ronge un des enfants. Cette famille unie et fraternelle s’affaire pour terminer les préparatifs de la fête et va vivre un Noël chaleureux autour d’un maigre réveillon.

Le dernier spectre lui montre son futur : il mourra dans la solitude, personne ne le regrettera.
Panique et revirement radical chez Scrooge ! Il se livre à un mea culpa spectaculaire, réalise qu'il a perdu tous ses amis et même l'amour de sa vie dans sa course à l'argent. Ebenezer redevient un monsieur respectable et généreux. Bref, comme on s'en doute dès les premières pages, tout est bien qui finit bien ! Pour notre plus grand plaisir car les contes existent pour édulcorer la réalité avec un peu de douceur...

Lecture commune avec Marie L., Alexielle, Cynthia, The Storybook Girl

 



Deux challenges :

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 00:00


Résumé :

Ce roman a été publié en octobre 1847.

 

Jane Eyre, orpheline, est maltraitée par sa tante, Mrs Read. Cette femme acariâtre ne supporte pas le caractère indépendant de Jane et l’envoie à l’âge de 10 ans à Lowood, un institut dont le but revendiqué par son fondateur est d’éduquer les orphelines pour les transformer en femmes humbles et soumises, parfaites pour des emplois de servantes. Toutefois, la directrice de cet établissement et les professeurs mettent tout en œuvre, avec des moyens financiers ridicules pour donner la meilleure éducation possible à leurs pensionnaires. Après un hiver terrible où diverses épidémies terrasseront une partie de ces jeunes filles, l’opinion publique s’émeut enfin et les conditions de vie changent radicalement. Jane Eyre fera l’intégralité de ses études à Lowood et y enseignera pendant deux ans.

A 18 ans, Jane Eyre a envie d’un changement de vie et trouve un emploi de préceptrice dans un riche domaine, Thornfield. Elle s’attache rapidement à Adèle, petite fille enjouée, et surtout tombe amoureuse du propriétaire des lieux, Mr Rochester. Juste avant d’épouser cet homme complexe, le sombre passé de Mr Rochester ressurgit ! Jane découvre de terribles secrets et fuit cet amour impossible.

Après de nombreuses épreuves, Jane Eyre retrouve et fait connaissance avec une partie de la famille de son défunt père. Elle hérite d’une fabuleuse fortune qui va lui permettre de choisir son destin…

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Coup de cœur !

 

J’avais lu ce roman pendant mon adolescence mais mes souvenirs de cette œuvre, très agréables, étaient néanmoins superficiels.

Cette relecture a été un vrai bonheur !

Les coups de théâtre se succèdent, le récit est toujours haletant. Charlotte Brontë est une excellente narratrice, sa plume nous emporte dans un tourbillon d’aventures romantiques et baroques ! Elle peint avec beaucoup de justesse la société anglaise du 19ème. Jane Eyre est intelligente mais elle ne parait pas spécialement révolutionnaire au premier abord car elle est respectueuse des lois dictées par la religion et la bienséance. Pourtant, la modernité du personnage réside dans le fait qu’une femme, tout en respectant des règles de conscience, se libère de la tutelle des hommes, fait ses choix de vie et affirme son indépendance.


 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 00:20

 

Quatrième de couverture

Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Un roman historique plein de charme. 
L'auteur a su mélanger les ingrédients pour assurer la réussite de ce récit : de solides références historiques, des histoires de haine et d'amour...

 

J’ai aimé l’immersion dans l’Angleterre du XII°, période troublée au niveau politique et social.

L’intrigue met en lumière les combats farouches entre la monarchie, l’Eglise et certaines grandes familles, dans une course au pouvoir insatiable. Ken Follett nous ouvre aussi les portes de l’univers des bâtisseurs de cathédrales, avec l’évolution des techniques architecturales du roman vers le gothique.

Dans l’Angleterre du XII° siècle, un prieur caresse des rêves de grandeur pour sa paroisse et lance la construction d’une cathédrale. Cette construction, aux enjeux économiques et politiques importants, va provoquer d’une part l’affrontement du prieur Philip avec son évêque Waleran Bigod, et ensuite va exacerber la rivalité de deux familles nobles. Des êtres plus modestes tissent leur propre trame au milieu du combat des chefs : Tom le bâtisseur et sa famille, Ellen la femme sauvage et son fils Jack…

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 12:51

Quatrième de couverture

" Le récit des Petites fées de New York démarre avec Morag et Heather, deux petites fées hautes de cinquante centimètres, portant épée, kilt vert et cheveux mal teints, qui volettent par la fenêtre du pire violoniste de New York, un type antisocial et obèse nommé Dinnie, et vomissent sur sa moquette. Qui sont-elles et comment sont-elles arrivées à New York, et en quoi tout cela concerne-t-il l'adorable Kerry, qui vit dans l'immeuble d'en face, est atteinte de la maladie de Crohn et confectionne un alphabet des fleurs, et en quoi tout cela concerne-t-il les autres fées (de toutes nationalités) de New York, sans oublier les pauvres fées opprimées de Grande-Bretagne, voilà le sujet du livre. Il contient une guerre, ainsi qu'une mise en scène fort inhabituelle du Songe d'une Nuit d'Eté de Shakespeare, et des solos de guitare de Johnny Thunders des New York Dolls. Que peut-on demander de plus à un livre ? " Neil Gaiman.

 

Avis d’une lectrice du dimanche


Un livre déconcertant, un joyeux délire.

Martin Millar nous offre un conte pétillant et décalé pour réfléchir aux choses essentielles de la vie.

 

Vous l’ignoriez peut-être mais nous côtoyons le monde des petites fées. Seuls quelques humains ont le privilège de les voir. Dans l’ensemble ces petites personnes sont censées être de gentilles créatures dont les activités principales sont de s’amuser, faire de la musique, picoler et s‘envoyer en l‘air. Mais en y regardant de plus près, certaines de ces personnalités s’avèrent être belliqueuses, le trou de l’ozone a même affecté dramatiquement quelques individus. Tala par exemple, le roi des fées anglaises, a asservi ses sujets et lance une guerre sans merci contre les autres peuplades pour imposer sa conception de l’existence : ces petits êtres fantastiques doivent désormais travailler dur et produire des richesses ! La révolte gronde et certains fuient le tyran.

Des rebelles d’origines différentes se perdent dans New-York.
Deux d‘entre elles, Morag MacPherson et Heather MacKintosh ont été chassées de leurs clans écossais pour avoir joué du punk subversif. Elles se mêlent de la vie des humains qu’elles rencontrent, pour le meilleur et pour le pire. A la fois teignes et facétieuses, leur don essentiel semble être de semer une pagaille indescriptible à l’échelle cosmique. Entre maladresses, beuveries mal contrôlées, cambriolages de banques et vols à l’étalage, elles provoquent des bagarres de rue mémorables entre groupes de fées rivales.

Deux humains se retrouvent au cœur des entreprises fantasques des deux écossaises : Dinnie, violoniste raté et anti-social, et Kerry, la jeune beauté gravement malade.

D’autres personnages tout aussi déjantés gravitent dans le tourbillon effréné de ce conte : artistes méconnus, clochards, Magenta la mendiante guerrière, le fantôme de Johnny Thunders…


Derrière les pitreries de ce conte urbain, apparaissent des thèmes tels que la solitude, l’amitié, la peur de la mort et le besoin de reconnaissance… Sentiments ressentis par tout être vivant, humain ou fée.


Elles l'ont lu, voici leurs avis : Cathulu, chiffonnette, Biblioblog, A livre ouvert   

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 18:03


Quatrième de couverture
" C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins qu'ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l'une ou de l'autre de leurs filles."

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Je n’avais encore jamais lu de roman de Jane Austen. J’hésitais car ce n’est pas forcément le style de lecture qui m’attire, mais j’ai abandonné mes réserves devant les commentaires élogieux rencontrés dans de nombreux blogs.

J’ai apprécié ce roman, surtout pour son humour, l’éclairage psychologique et historique de l’Angleterre du XVIIIe siècle. Jane Austen mord dans les convenances avec une ironie qui m’a ravie !

L’intrigue du roman est relativement simple : la famille Bennet, issue de la petite bourgeoisie, compte cinq filles en âge de se marier : Jane, Elisabeth, Mary, Kitty et Lydia. Les parents mettent tout en œuvre pour exposer en vitrine leur progéniture et ainsi leur trouver un parti intéressant.Le statut social est essentiel et les mariages ont pour objectif d’accroître la notoriété ou la richesse des familles. Le pedigree des prétendants se résume en un chiffre : le montant de leur rente mensuelle.

L’histoire est vue à travers les yeux d’Elisabeth, jeune fille intelligente et un peu (un tout petit peu) indépendante, même si au fond elle s’insère parfaitement dans le moule étroit de cette société anglaise. 

L’intérêt du roman réside dans le portait des différents personnages, étudiés et analysés sans complaisance par Elisabeth. Le carcan de cette société est tellement rigide ! Le parler franc est quasiment proscrit, tout se joue sur les apparences, ouvrant ainsi la porte à toutes les maladresses, incompréhensions et quiproquos.

L’éducation des filles est uniquement destinée à les préparer au mariage. Elle consiste en des occupations artistiques et ménagères. Les jeunes filles apprennent la couture, la broderie, le piano, le chant et la danse. Leur apprentissage les amène à devenir de jolis animaux domestiques, bien dressés pour égayer la société et tenir une maison.

L’humour de Jane Austen allège cette peinture qui pourrait être au final déprimante : la bêtise crasse de Madame Bennet est divertissante, et que dire du personnage de Sa Grâce !

Les personnages qui animent la cohorte des amoureux sont par contre bien fades : Mr Bingley, Mr Darcy et divers officiers… Ces pauvres jeunes hommes ont une absence de charisme qui m’a consternée. Finalement le rôle d’homme objet insignifiant concurrençait sans complexe celui des belles potiches féminines !

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