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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:45

 

Le-prince-de-la-brume---Carlos-Ruiz-Zafon.JPG 

Quatrième de couverture

1943, Angleterre. Fuyant la guerre, Max, sa soeur Alicia et leurs parents emménagent dans un village au bord de mer. Mais des événements inquiétants se succèdent. Leur nouveau foyer semble hanté. Une présence maléfique rôde entre ses murs. Que veut-elle ? Et pourquoi s'acharne-t-elle contre Roland, le nouvel ami de Max et d'Alicia ? En enquêtant sur ces mystères, les trois adolescents exhument d'effroyables secrets. Un être diabolique, le Prince de la Brume, réclame une dette venue du passé. Une dette dont Roland est le prix. Pour sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter le Prince de la Brume sur sont territoire : un cargo ténébreux, effrayant, échoué dans les fonds marins.

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Même si L'ombre du vent reste pour l'instant le roman que j'ai préféré de Carlos Ruiz Zafon, le prince de la brume est également un très beau récit !

Pour une fois, Barcelone n'est pas le décor du livre, l'intrigue se déroule en Angleterre. Maximilian Carver essaie de mettre sa famille à l'abri en se réfugiant dans un petit village en bord de mer. La nouvelle maison a visiblement un passé assez lourd, terrible. Les parents ne semblent pas ressentir l'ambiance lourde dans cette demeure, seuls les enfants sont sensibles aux incidents de plus en plus importants qui ponctuent leur quotidien.

Ce roman, destiné aux adolescents, se déploie dans une ambiance fantastique avec des lieux hantés et un clown terrifiant. Les ressorts romanesque sont simples mais réussis. J'ai surtout aimé le parcours initiatique des adolescents dans le cocon des relations familiales, la découverte des liens indéfectibles de l'amitié.

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 07:00

Marina---Carlos-Ruiz-Zafon.jpg 

 

Quatrième de couverture

Oscar Drai, 15 ans, vit dans un pensionnat de Barcelone. Il sort souvent en cachette pour aller se
promener. Un jour, il pénètre dans une maison qui lui semble abandonnée et rencontre la jolie Marina. Ils deviennent amis. Désormais, tous les après-midi et le week-end, Oscar s'évade pour la rejoindre.Ensemble, ils commencent à suivre une vieille femme entièrement vêtue de noir. Sans le savoir, cette dernière les mène dans un repaire étrange, truffé de marionnettes mutilées. Ils retrouvent alors la trace d'un couple légendaire, Mijail et Eva Kolvenik, rencontrent un médecin, un policier à la retraite, un savant fou... Les voilà lancés dans une aventure inoubliable, qui sera également celle de leur premier amour.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Une lecture touchante,
même si ce récit est moins abouti que dans son roman suivant, L’ombre du vent.

L’auteur nous transporte dans l’atmosphère mystérieuse de Barcelone grâce à un récit onirique et intemporel. Il fait revivre de vieux quartiers de cette belle ville, théâtre des aventures et de l’amour désespéré de deux jeunes adolescents, Oscar et Marina.

Il est difficile de résumer ce livre sans trop dévoiler les mystères qui le jalonnent !

Je suis toujours sensible à la poésie de Carlos Ruiz Zafon, et à ses romans gothiques. Mais je dois reconnaître que L’ombre du vent est le titre que je préfère largement. Marina et également Le jeu de l’ange, ne dégagent pas la même magie. L’auteur accentue trop le trait fantastique, ce qui a pour effet de caricaturer parfois de belles scènes…

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:15

Le sourire etrusque - Jose Luis Sampedro 

 

Quatrième de couverture

Salvatore Roncone, vieux paysan calabrais attaché à sa terre et à ses traditions, doit se rendre à l'évidence. Pour combattre cette bête qu'il nomme la "Rusca" et que les médecins appellent le cancer, qui lui dévore peu à peu le ventre et le tue, il doit quitter son village natal et partir en convalescence chez son fils à Milan. Milan que le Calabrais déteste, Milan et sa fureur, sa solitude, sa laideur aussi et sa vie sans goûts ni odeurs. Milan et son fils, qu'il croit ne plus connaître et sa belle-fille qui ne vient pas du même monde. Milan ou l'enfer. Cet enfer qui va pourtant lui offrir son dernier amour - un amour franc et total, plus fort que tout - en la personne de son petit-fils Bruno qu'il ne connaît pas...

 

L'écriture de José Luis Sampedro est d'une douceur infinie. Il aborde dans ce roman touchant l'approche de la mort, la remise en question et développe le thème de l'apprentissage dans un langage d'une clarté limpide. Nourri de ce talent de la simplicité, Le Sourire étrusque est l'oeuvre de la transcendance, celui de la mort par l'amour. --Hector Chavez

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

La quête personnelle d’un homme au soir de sa vie,
portée par une écriture magnifique !

 

Salvatore Roncone accepte de venir vivre en ville chez son fils afin de soigner son cancer. Il ne s’agit plus de guérir mais de durer un peu plus. Il se bat contre la maladie d’abord pour de mauvaises raisons : vivre plus longtemps que son ennemi juré pour le narguer sur sa tombe. Peu à peu, le vieux paysan calabrais, pétri de certitudes, rustre et misogyne, va évoluer vers une certaine sagesse. A Milan, cette ville qu’il déteste, il va apprendre les sentiments. Il se rapproche de ce fils si sage et différent de lui, et surtout il éprouve un véritable coup de foudre pour son petit fils Bruno. Entre le tout petit enfant de quelques mois et le vieil homme vont se tisser des liens indéfectibles, inoubliables. Salvatore fait confiance à l’intelligence du garçonnet. Même s’il est trop petit pour parler, il comprendra les messages de l’ancêtre.


Salvatore rattrape une partie de son ignorance en matière de relations humaines. Une amitié platonique lui permettra de s’apercevoir que hommes et femmes peuvent dialoguer, échanger idées, expériences et sentiments.


J’ai adoré le portrait de ce malotru si attachant. Ancien résistant, responsable d’actes héroïques, il continue à braver règles et interdits. Il délaisse la nourriture citadine aseptisée préconisée par les médecins pour son vin et les produits de sa région, aux arômes et aux goûts pleins de caractère ! Toutes ses victuailles sont soigneusement cachées pour déjouer la surveillance de sa belle-fille. Il ruse également pour faire bénéficier à son petit-fils de sa conception si particulière de l’éducation, il cache à son fils ses expériences personnelles, ses rencontres. Le domaine privé est défendu bec et ongles par cet insoumis.


Allez j’avoue, la fin du roman, pourtant attendue et inévitable, m’a arraché quelques larmes… Il m’a été difficile de quitter Salvatore Roncone,  un homme qui effleure enfin la sérénité.

 

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 00:05

Le-jeu-de-l-ange---Carlos-Ruiz-Zafon-copie-1.jpg


 Quatrième de couverture

 

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l’Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu’il aime le plus au monde : écrire.

En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d’autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal.

Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ".

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

J'attendais trop de ce roman. L’ombre du vent avait été un tel coup de cœur !
Le jeu de l’ange m'a un peu déçue car l'écriture est toujours aussi belle mais je n'ai pas retrouvé l'intensité romanesque et l'originalité de L'ombre du vent...

 

David Martin a une vie extrêmement difficile et se hisse peu à peu au rang d’écrivain par son talent et également grâce à l’aide de Pedro Vidal, richissime héritier. Cet ange gardien aristocratique lui déchirera le cœur par la suite en épousant Cristina, la femme que David Martin a toujours aimé.

Echappant à l’emprise de deux éditeurs qui exploitent son talent sans vergogne depuis plusieurs années, David Martin accepte l’offre mirobolante d’un mystérieux éditeur parisien, Corelli. Séduit par une forte somme d’argent, il s’engage à écrire un ouvrage religieux pour endoctriner les foules et les soumettre au bon vouloir d’un nouveau dieu. A partir de là, notre écrivain sent son destin lui échapper peu à peu…

 

J’ai retrouvé avec tendresse quelques personnages rencontrés dans L’ombre du vent, et surtout l’auteur nous fait pénétrer de nouveau dans le sanctuaire du cimetière des livres oubliés.

Le jeu de l’ange ressemble quelque peu à L’ombre du vent, mais en plus alambiqué, en une version moins belle, moins magique...

 


Ce livre ne laisse pas indifférent et les avis sont très contrastés :
 

 Kathel, Anne (Les chats de bibliothèque) , Dédale, Violaine, Esmeraldae, Manu, Stéphie, Jules, ...


 

Biographie de Carlos Ruiz Zafon

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:10

 

Quatrième de couverture

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Coup de cœur !

 

J’ai tellement entendu parler de manière élogieuse de ce livre que j’hésitais à le lire, de peur d’être déçue. De plus, la quatrième de couverture plaçait la barre très haut en le comparant au Maître et Marguerite, qui est un de mes livres cultes.

 

J’ai tout aimé dans ce roman : le récit baroque dans lequel l’auteur effleure délicatement le fantastique, l’errance dans les vieux quartiers de Barcelone, l’univers magique des livres, la tendresse d'un père, la fidélité à toute épreuve de certaines amitiés, le style poétique et l’esthétique gothique...

 

Dès les premières pages, il est difficile de ne pas se prendre d’affection pour Daniel Sempere, le narrateur. Son père, un libraire spécialisé dans les livres d’occasion, l’introduit dans le Cimetière des Livres Oubliés, lieu secret, mystérieux. La rencontre avec un livre, l’ombre du vent, va bouleverser la vie de ce petit garçon de dix ans, un peu solitaire, d’une sensibilité à fleur de peau et orphelin de sa mère. Sa recherche de l’auteur de cet ouvrage rare, Julien Carax, va se poursuivre pendant des années. Cette quête initiatique aux rebondissements imprévus, haletants,  lui permettra de se construire et de réaliser des rencontres exceptionnelles ! Certaines seront sublimes et l’aideront à entrer dans l’âge adulte, d’autres au contraire seront terrifiantes. Son chemin croisera des libraires passionnés, de fins limiers, des femmes fatales et même des tueurs redoutables à la solde de Franco…

 

Durant toute cette lecture, j’ai été partagée entre le désir de dévorer ce roman pour suivre le rythme effréné de l’intrigue et en même temps l’envie de ralentir pour faire durer plus longtemps ce plaisir.

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