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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 19:15

 Le vieux qui ne voulait pas feter son anniv - Jonas Jonasso

 

Quatrième de couverture

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…
« Un chef-d’œuvre dans l’art du mensonge. J’oserai même prétendre que le souffle d’Arto Paasilinna traverse les pages de ce livre. » Smålandsposten

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Voyage très agréable, à la fois géographique et temporel, avec un centenaire atypique.

Un road movie pimenté d’une bonne dose d’humour décalé. Enfin… Road movie n’est peut-être pas la définition exacte pour ce périple de toute une vie qui passe parfois par les airs, la mer, ou en toute simplicité par l’Everest !

Allan Karlson est un être particulier, sans passion. Durant sa jeunesse, le autorités suédoises le suspecteront de folie, déroutées par sa personnalité disons un peu « différente », et sidérées par quelques manipulations hasardeuses au niveau des explosifs. Allan est inculte mais passionné par les explosifs. Autodidacte, il deviendra le meilleur dans son domaine. Durant toute son existence, la colère a peu d’emprise sur lui, il ne s’intéresse ni à la politique ni à la religion. Ses seules ambitions dans la vie sont de prendre de bons petits repas et surtout pouvoir siroter un verre (voire une bouteille). Ces traits de caractère, son génie pour les explosifs ainsi qu’une chance insolente, lui permettront de côtoyer toutes les grandes figures du XXe siècle et d’en ressortir indemne. Au soir de sa vie qui joue les prolongations, il ne supporte plus la discipline de la maison de retraite dans laquelle il était sensé attendre sagement la faucheuse. Il se sauve par la fenêtre, en charentaises, et va encore réussir à s’entourer de tous les déjantés qu’il rencontre dans sa fugue. Après le vol d’une valise, une facétie supplémentaire, notre centenaire se retrouve avec des malfrats et la police à ses trousses…

Aucun souci de vraisemblance dans ce récit, l’auteur s’amuse et nous fait plaisir…

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:15

Les-chaussures-italiennes---Henning-Mankell.jpg 

 

Quatrième de couverture

Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L'intrusion d'Harriet, l'amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourante, elle exige qu'il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Superbe roman, jubilatoire !

Henning Mankell est un conteur hors pair.
Il est connu pour ses livres à suspense mais ce titre n’est pas un polar.

Le narrateur est un homme complètement antipathique : grincheux, aigri, d’un égoïsme sans borne et d’une lâcheté incroyable. Malgré un profil aussi peu engageant, j’ai suivi avidement le parcours de Fredrik Welin tant cette histoire est bien racontée, avec un mélange de tendresse, d’humour et de férocité. L’écriture est un vrai bonheur !

Fredrik Welin n’aime personne, et surtout pas lui-même ! Il a choisi la solution la plus cohérente, la mieux adaptée à sa personnalité : il vit en ermite sur une île déserte, glacée, sur la Baltique. Sa solitude est parfois troublée par le facteur, qu’il exècre autant que le reste de l’espèce humaine.

Alors qu’il s’accommode tant bien que mal de sa vieillesse et espère retarder le plus longtemps possible l’instant où il quittera définitivement sa petite vie étriquée, un événement sismique va bouleverser son emploi du temps bien réglé. La bombe qui va torpiller son confort relatif s’appelle Harriet. L’arrivée sur scène de cette petite bonne femme est un passage d’anthologie : Fredrik la voit se profiler dans cette étendue nordique et désertique comme une apparition. Elle arrive à pied sur l’étendue neigeuse, en déambulateur. J’ai lu et relu avec délectation ce passage surréaliste !

Quarante ans auparavant, Fredrik Welin a abandonné sans explication Harriet et a fui sans laisser d’adresse. Mais Harriet l’a retrouvé, elle est malade et il ne peut pas lui refuser ses dernières volontés. Les ressources physiques d’une mourante sont insoupçonnables ! Notre amante délaissée et moribonde va l’entraîner dans un périple dont il aura du mal à se remettre. L’intégralité de son passé, avec son cortège de mesquineries et de lâchetés incroyable, va lui revenir en pleine figure. Croyez-moi, sa retraite ne sera plus jamais de tout repos !

J’ai adoré les portraits des personnages, certains très attachants et originaux. J’ai aimé aussi les descriptions des paysages glacés de la mer baltique.

Ce roman est à lire et à relire sans modération…

 

 

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