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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:10

Misericorde---Jussi-Adler-Olsen.jpg 

 

Quatrième de couverture

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ?

Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine syrienne. Pour eux, pas de cold case...

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Dès le début du roman, le lecteur apprend que Merete Lyyngaard, déclarée morte quelques années auparavant, est encore en vie. Les tortionnaires de la jeune femme font durer son agonie, l’empêchant de mettre fin à ses jours pour mieux prolonger ses souffrances.
Très vite également, le lecteur comprend qui sont les « méchants ». Le vrai suspense est dans l'attente du dénouement. Il n'est vraiment pas évident pour les nouveaux enquêteurs en charge de cette affaire de comprendre et sauver la victime dont la fin est programmée. Rien n’est moins évident tant ce crime est absurde. De plus, les deux personnages qui vont courir après les informations sont eux-mêmes ambigus. Carl a récemment survécu à une attaque mais ses deux coéquipiers ont eu beaucoup moins de chance. Il est devenu infernal et ses supérieurs se sont débarrassés de ce cas difficile en l’installant dans les sous-sols des bâtiments de police, à la tête d’un nouveau service d’affaires non résolues. Cette mascarade oscille entre tragique et comédie quand l’unique assistant qui lui est rattaché, Assad, est chargé du ménage et du classement. Ce dernier est sensé être un réfugié syrien et il est bien difficile de déterminer si ce réfugié politique a été victime ou bourreau dans son pays.
Ce polar est ironique, grinçant et offre une vision sans complaisance de la société danoise !


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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 18:50

 Un-employe-modele---Paul-cleave.jpg

 

Quatrième de couverture

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d'être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d'une originalité confondante transfigure tous les clichés du genre et révèle un nouvel auteur, dont on n'a pas fini d'entendre parler.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Joe, mène deux vies parallèles : Homme de ménage dans un commissariat, il est fier d’être en même temps le « Boucher de Christchurch ». Pendant son travail, il se fait passer pour un gentil attardé, complètement insignifiant. Par contre, son cynisme et son ego démesuré s’expriment sans retenue lorsqu’il assassine des femmes. Un autre tueur commence à sévir en copiant son mode opératoire. Joe décide de trouver ce plagiaire pour lui faire passer l’envie de recopier son œuvre. Les choses se corsent lorsque notre manique est confronté à d’autres psychopathes tout aussi cinglés que lui.

Le Boucher de Christchurch est le narrateur, et j’ai trouvé vraiment inconfortable d’être dans la tête d’un tueur en série pendant tout le roman ! Enfin, il n'y finalement pas une grande originalité dans ce récit dont le fin est prévisible...


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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 06:15

Orages-ordinaires---William-Boyd.jpg 

 

Quatrième de couverture

Adam Kindred trouve un homme poignardé dans sa chambre d'hôtel. Paniqué, il fuit en laissant ses empreintes. Témoin gênant et coupable idéal, il n'a qu'une solution : disparaître. En deux jours, il se dépouille de tout et rejoint la foule invisible des marginaux. Traqué jusque dans les bas-fonds de Londres, Adam lutte pour s'extirper des filets d'un inconcevable complot.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Un polar très sympa, abordé sous l’angle de l’humour

 

Adam Kinred est le héros involontaire de l’intrigue. Le jeune homme fuit la tristesse d’une rupture amoureuse en quittant une prestigieuse université américaine pour se réfugier à Londres. Le hasard et un concours de circonstances absurdes lui font rencontrer Philip Wang quelques instants pour finalement se retrouver sur la scène du crime de cet inconnu. Avant de mourir, ce dernier laisse à Adam Kinred un dossier fort compromettant sur l’industrie pharmaceutique. Des intérêts financiers énormes sont en jeu, la chasse à l’homme est ouverte. Kinred, coupable idéal, est recherché par la police et en même temps traqué par des tueurs à gage.

 

L’auteur ne tombe pas dans le mélodrame, il ne victimise pas à outrance notre universitaire naïf. L’humour est toujours présent et les personnages sont dans l’ensemble ambigus. Kinred perd son innocence en fréquentant les bas-fonds de Londres. Pour survivre au milieu des marginaux et déjouer la perspicacité des chasseurs à ses trousses, il apprend les petites combines.

 

Le style souvent drôle nous fait accepter un certain nombre d’invraisemblances. L’intrigue est bien ficelée, rapide, avec nombre de rebondissements burlesques.

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 00:10

Le-cimetiere-du-diable---Anonyme.jpg 

  Quatrième de couverture

Après Le Livre sans nom et L'OEil de la Lune, les nouvelles aventures du Bourbon Kid. Vous n'avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c'est tant mieux. Parce que vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson... et le Bourbon Kid. Les héros du Livre sans nom se retrouvent en effet dans un hôtel perdu au milieu du désert pour assister à un concours de chant au nom prometteur : " Back From The Dead ". Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino... Vous y êtes ? C'est encore mieux !

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Ce n’est pas de la grande littérature, mais je prends toujours autant de plaisir à retrouver Bourbon Kid, le tueur en série complètement dingue et loufoque, ainsi que tous les autres personnages tout aussi barrés qui gravitent autour.

 

L’action se passe dans l’hôtel Pasadena où se déroule un concours de sosies de chanteurs connus (et morts !). Des concurrents comme Freddie Mercury, Kurt Cobain, Judy Garland, James Brown, Janis Joplin ou Elvis Presley s’affrontent férocement pour décrocher le premier prix. Mais la récompense infernale dépassera de loin leur imagination et leurs pires cauchemars ! Dans la pagaille générale, Bourbon Kid et quelques tueurs à gage viennent mettre leur grain de sel.

J’ai été déstabilisée au début par le retour de protagonistes qui sont normalement morts, refroidis d’une manière claire et nette dans les deux épisodes précédents ! En fait, l’histoire de ce troisième tome s’insère avant celle du deuxième. Oui, il faut vraiment suivre le rythme des élucubrations de l’auteur qui tient à rester inconnu. Ne serait-ce pas d’ailleurs le grand Tarantino lui-même ? Je me pose la question en voyant les comparaisons récurrentes…

Le premier tome, Le livre sans nom, reste le meilleur, et de loin ! La surprise devant ce récit complètement à l’ouest s’atténue forcément, l’originalité peine à se renouveler. Toutefois, j’ai nettement préféré le Cimetière du diable au tome 2. L’œil de la lune avait réussi à me donner un vague sentiment de nausée tant la violence et l’hémoglobine atteignait des sommets ! Dans ce troisième tome, le sang à outrance est toujours là (âmes sensibles s’abstenir), mais la fantaisie et le côté délicieusement déjanté, absurde, reviennent pimenter ce livre.

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 00:05

Derniers-adieux---Lisa-Gardner.jpg

 

Quatrième de couverture

Est-ce parce qu’elle attend un enfant que l’agent du FBI, Kimberly Quincy, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d’une prostituée enceinte ? Depuis quelques temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d’Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s’en préoccuper. Un serial killer s’attaquerait-il à ces filles vulnérables ? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s’agit-il de crimes imaginaires ?

Sans le savoir, la jeune femme s’enfonce dans le piège tendu par un tueur qui s’amuse à rendre bien réel le cauchemar qui hante la plupart des femmes. Comme pour sa mère et sa sœur, victimes autrefois d’un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly…

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Le thriller est réussi dans le sens où je n’ai pas pu lâcher ce roman une fois commencé.
Je voulais à tout prix connaître la fin et je ne me suis ennuyée à aucun moment dans le récit.

 

Mon impression est tout de même mitigée pour plusieurs raisons :

- D’abord j’ai énormément de mal à digérer les livres dans lesquels la pédophilie est présente. En général, j'évite ces romans là ! Le résumé de la quatrième de couverture n’indiquait pas cet aspect des choses (regrettable !), alors que c’est un point primordial. Les enfants sont les principales victimes dans ce thriller, certains passages sont particulièrement durs.

- Ensuite, la construction de ce livre est efficace mais très classique, aucune originalité n’est présente, que ce soit dans les thèmes abordés ou dans le profil des personnages. Sauf peut-être la relation du « méchant » avec les araignées, qui est plutôt surprenante.

 

Malgré des impressions de lecture en demi-teinte,
je remercie les éditions Albin Michel de m'avoir fait découvrir cet auteur et ce titre.

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 18:01

Le sang des pierres - Johan Theorin

 

Quatrième de couverture

Avec L’Heure trouble et L’Écho des morts, Johan Theorin s’est imposé comme un des maîtres du polar scandinave. Il revient ici sur son territoire de prédilection, l’île d’Öland, avec un suspense virtuose.

À la fonte des neiges, les gens du continent réinvestissent l’île. Peter Mörner s’est installé dans une vieille maison dont il a hérité pour trouver la paix, loin de son père. De sa villa flambant neuve, Vendela Larsson regarde cette lande dont elle connaît tous les secrets. Quant à Gerloff, vieux loup de mer de 85 ans, il a voulu revoir, peut-être pour la dernière fois, le soleil de son enfance… Mais pour eux, le printemps ne sera pas comme les autres. La mort rôde en cette nuit de Walpurgis qui célèbre traditionnellement la fin de l’hiver, et les drames du passé, dont témoigne la couleur rouge sang de la falaise entre la carrière et la lande, resurgissent…

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Encore une fois, Johan Theorin nous offre un beau moment de lecture !
Certes, ce n’est pas un thriller haletant, aux enchaînements d’actions rapides, mais l’intensité est néanmoins très forte. Tout est dans l'atmosphère...

 

Johan Theorin nous avait déjà fait partager la rigueur de l’hiver suédois sur l’île d’Öland, en Suède, avec ses deux précédents romans : L’heure trouble et l’écho des morts. L’intrigue se déroule toujours dans son site de prédilection mais cette fois, cela se passe au printemps. La nature sort de sa torpeur et avec elle les instincts parfois redoutables des êtres humains !

 

L’île d’Öland se peuple peu à peu avec l’arrivée de la belle saison : Peter avec ses enfants et son père, mais aussi le vieux Gerloff, Vendela et Max. Ces personnages ne se connaissaient pas auparavant et se découvrent voisins. Ils vont réaliser à leurs dépens que leur jeunesse sur cette île a tissé un faisceau d’événements les reliant entre eux. Leurs racines les attirent dans cette nature magnifique et sauvage, mais leur passé va leur sauter au visage.

 

Peter essaie de comprendre qui veut s’en prendre à son père, fortement diminué par une attaque. Ce dernier a vécu une existence glauque et mouvementée en faisant fortune dans l’industrie du porno. Peter s’improvise en enquêteur pugnace et attachant, bien que fragile, peu taillé pour ce costume !

 

Les protagonistes ne sont finalement pas exactement ce qu’ils paraissent être au départ. La richesse de leur personnalité, pleine de cicatrices, s’épanouit dans ces paysages rudes et imprégnés de légendes ancestrales. Ils essaient tous de guérir de leurs souvenirs. Un profond sentiment de solitude émane de cette terre isolée, dans laquelle vivaient elfes et trolls dans des temps lointains…


 

Mille fois merci à Carol, des éditions Albin Michel

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 06:16

L-oeil-de-la-lune.jpg

 

Quatrième de couverture

Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud, où sommeillent toujours de terribles secrets. Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid célèbre lui le dix-huitième anniversaire de son premier homicide. Il est alors loin de se douter qu’il est devenu la proie d’une agence très spéciale. Une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater, sous peine d’une impitoyable vengeance. Mais cela n’est rien à côté de ce qui attend Santa Mondega lorsqu’une mystérieuse momie disparaît du musée local…

Avec Le Livre sans nom, diffusé sur Internet avant de devenir l’un des premiers ouvrages cultes du siècle nouveau, un auteur anonyme nous donnait pour la première fois l’équivalent littéraire des films jubilatoires et explosifs de Quentin Tarantino ou de Roberto Rodriguez. Avec L’oeil de la lune, le même auteur, toujours aussi anonyme et déjanté, revient sur les lieux du crime pour un nouvel opus, tout aussi inclassable, de cette saga survoltée et jubilatoire.

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Accrochée par Le livre sans nom,
je me suis bien sûr précipitée sur la suite, L'oeil de la lune...
Et je n'ai pas retrouvé l'intérêt du premier livre.

Le côté déjanté et drôle du Livre sans nom disparaît dans le tome 2. Même le suspense est beaucoup moins intense ! Par contre, l'accent est particulièrement mis sur les scènes gores, qui m'ont au début écoeurée et à la fin agacée, frôlant le grotesque. La scène de L'oeil de la lune est en permanence envahie par les vampires et les loups garous, les humains sont presque inexistants.

J'imagine qu'il était difficile de conserver l'originalité du Livre sans nom sans tomber dans la surenchère. Pourtant j'avais hâte de retrouver Bourbon Kid, Dante et Kacy. Mais même ces trois personnages manquent de consistance.

Je ne pense pas lire le troisième tome...

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:13

Le-livre-sans-nom.jpg 

Quatrième de couverture

Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…

Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…

La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…

Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

 

Auteur : Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Ca déchire !!!
Dans mon enthousiasme, j’en perds mon français !
Comment classer ce livre ? Un mélange explosif de polar, thriller, western, un soupçon de fantastique… et de l’humour !

 

A Santa Mondega, ville coupe-gorge d’Amérique du Sud, « L’œil de lune » suscite toutes les convoitises. La chasse à l’homme s’organise pour mettre la main sur cette pierre mystérieuse d'une valeur inestimable. C’est saignant, les perdants de cette course poursuite sont assassinés dans des conditions… que je vous laisse découvrir par vous-même ! L’espérance de vie est également fort limitée pour ceux qui ont lu le très inquiétant « Le livre sans nom »…

Certains individus semblent faciles à cerner : le duo d’enquêteurs, les moines naïfs, les tueurs à gages, les tenanciers de bar, le jeune couple d’arnaqueurs… D’autres personnalités beaucoup plus troublantes s’immiscent dans le décor, comme Bourbon Kid, le tueur qui tire plus vite que son ombre, et Jessica, la sublissime inconnue amnésique, rescapée du dernier carnage subi par la ville cinq ans auparavant…

 

Des comparaisons sont faites avec Tarentino, justifiées à mon avis. Ce roman complètement déjanté part dans tous les sens, dans des délires tous plus extravagants les uns que les autres. Le lecteur ne se perd pas dans le récit car tous les soubresauts de l’histoire sont très bien structurés dans ce livre, impossible à lâcher avant la dernière page. Vous vous demanderez jusqu’au bout quels seront les survivants à ce ballet de meurtres et de coups bas…

 

D'autres avis :

Richard, Stephie, Calypso, Mobylivres, ...


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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:05

Masque de sang de Lauren Kelly 

 Quatrième de couverture
Sous le pseudonyme de Lauren Kelly, la grande romancière Joyce Carol Oates, Prix Femina 2005 pour Les Chutes, poursuit en parallèle une carrière d’auteur de suspense. Vénéneux et diabolique, ce roman nous propulse sur la scène underground new-yorkaise, où Drew Hildebrand, riche et fantasque mécène, provoque le scandale autour d’une exposition de "bio-art" qui présente foetus et masques de sang humain, dont un à sa propre effigie. Est-ce pour cela qu’elle disparaît de sa propriété au bord de l’Hudson ? Seul indice sur les lieux : un crucifix. Et seul témoin : sa nièce, retrouvée à demi nue dans un parc, sous l’emprise du "crystal meth", et dont les réminiscences floues peuvent être les conséquences de la drogue comme du traumatisme qu’elle a subi...

La femme, le corps, le pouvoir, la sexualité... autant de thèmes chers à Joyce Carol Oates, exploités de main de maître dans ce suspense subtil et obsédant.

 

Avis d'une lectrice du dimanche

Joyce Carol Oates signe un thriller étrange et captivant !

Drew Hildebrand, mécène incontournable, accueille une communauté d’artistes dans sa propriété, située au bord de l’Hudson. L’exaspération monte dans les milieux religieux et puritains en observant ces artistes à la vie ostensiblement dépravée.

Drew apprend que son frère est condamné à purger une peine de prison. Sa belle-sœur, déséquilibrée et en délicatesse avec l’alcool, s’avère incapable de continuer à élever sa fille, Annemarie. Drew recueille alors sa nièce, une adolescente timide et renfermée. Elle tente pendant plusieurs années de la façonner à sa propre image, jusqu’à lui donner un nouveau prénom, Marta.

Cette femme fascinante et manipulatrice lâche une dernière provocation en organisant une exposition de « bio-art » avec des foetus, et dont la pièce maîtresse est un masque créé avec du sang humain. Elle disparaît peu de temps après, sa nièce est retrouvée dans les bois à moitié morte, battue et droguée avec une substance souvent mortelle.

Les enquêteurs de police essaient de réanimer peu à peu la mémoire de Marta pour identifier les agresseurs et retrouver Drew Hildebrand. Cette recherche nous fait pénétrer dans les milieux glauques de l’art contemporain, avec des artistes aux personnalités fragiles, instables, superficielles et parfois nocives. Certains ne sont que vanité et sont prêts à toutes les bassesses pour parvenir à leurs fins. L’argent donne le pouvoir à une poignée de personnes capricieuses la possibilité de faire et défaire les carrières de manière complètement arbitraire. Les intégristes religieux sont également soupçonnés car ils ont déjà tenté de faire plier ce mécène atypique par la violence. Dans l’entourage de Drew, les domestiques et divers salariés cachent eux aussi de sombres secrets. Entre hallucinations, cauchemars et réminiscences, sa nièce recherche elle aussi la vérité…

Marta est la narratrice, elle nous fait partager sa vie auprès de sa tante, à qui elle vouait une adoration inconditionnelle, et sa quête pour dompter sa mémoire. Dans une atmosphère lourde et angoissante, la réalité se laisse peu à peu entrevoir, défiant toutes les suppositions. L’incertitude nous ronge jusqu’aux dernières lignes. Plus que l’action, la psychologie des personnages occupe une place prépondérante dans ce récit. Tout n’est que complexité, ce suspense est très loin des images simplistes et manichéennes…

 

Un grand merci à Carol, des  éditions Albin Michel
pour la découverte de ce thriller... 

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 Challenge

oates-challenge

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:40

La-mort-a-maree-basse---Peter-Aspe.jpg

 

Quatrième de couverture
Imaginez un cadavre dont seule la tête dépasse du sable. Chargé de l'enquête, le commissaire Van In, malgré ses protestations véhémentes, se voit adjoindre d'office un inspecteur de la police judiciaire.Mais l'attitude de l'homme est curieuse. Aurait-il intérêt à faire capoter l'affaire ?
Trafic de contrefaçons, justice et police corrompues, les turpitudes de la Belgique n'ont pas de secrets pour l'incorruptible flic de Bruges aux méthodes peu orthodoxesmais diablement efficaces. 

 

Avis d'une lectrice du dimanche

J'ai découvert avec plaisir le commissaire Van In avec De sang royal. 

Le nouveau titre de Pieter Aspe, La mort à marée basse, est encore plus agréable et captivant !

Le commissaire Van In démarre une enquête à la fois sordide et classique : une jeune fille est agressée un soir de fête. Les faits s'enchaînent rapidement, la violence s'étend comme un feu de brousse : la jeune étudiante subit la folie de son père, le cadavre d'un homme est retrouvé dans de curieuses circonstances, les meurtres s'enchaînent, ainsi que les agressions. Un malfrat reconverti dans la contrefaçon croise également le chemin de Van In. Des membres bien placés dans la police belge s'empressent de suggérer un coupable idéal pour clore au plus vite un dossier fort embarrassant.

L'inspecteur Guido Versavel et la juge Hannelore apportent heureusement un soutien sans faille au commissaire et également une bonne dose d'ingéniosité pour faire aboutir cette enquête.

Les protagonistes de cette triste affaire sont bien ancrés dans le suspense. Certains sont affublés d'une personnalité perverse bien nette, d'autres sont plus complexes.  Victimes et criminels échangent parfois les rôles, la partition de leur vie est jouée sur une corde raide, la mort s'invite dans une partie de cache-cache dont Van In aimerait siffler la fin...

L'auteur glisse toujours des touches d'ironie mais les héros sont un peu moins burlesques, plus sensibles et attachants. Pieter Aspe crée des personnages proches de nous, avec les mêmes préoccupation de la vie quotidienne. Hannelore, la juge et épouse de Van In, est beaucoup plus sympathique ! Quelques clins d'oeil plein d'humours pour évoquer un Van In, certes gros buveur et coeur d'artichaut devant les belles femmes, mais également papa poule avec ses enfants et prenant sa part de tâches ménagères. Je suis beaucoup plus sensible à ces nouveaux héros en comparaison aux misters muscles invulnérables et machos de certaines séries policières...

 

Je remercie les éditions Albin Michel
de m'avoir fait découvrir
la nouvelle enquête du commissaire Van In.

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Rentree litteraire 2010 

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