
L'idée de base est attrayante : un roman épistolaire. Original pour des écrits du XXIème siècle !
Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, engage des échanges de lettres avec un client inconnu, aux goûts littéraires qui la séduisent.
Toutefois, l'histoire ne m'a pas du tout convaincue, la trame est artificielle et sans surprise.
Ce qui m'a le plus gênée est la tendance moralisatrice. L'héroïne dégouline de gentillesse, de moralité, d'élitisme littéraire. Par exemple, l'héroïne évoque avec hauteur sa vendeuse, qu'elle
"aime" beaucoup :
"Qu'a-t-elle bien pu vous raconter ? Elle ne sait pas grand-chose de ma vie. elle ne lit que des romans policiers. Quand je lui prête un livre que j'aime, elle
essaie de le lire, mais m'avoue que c'est trop compliqué, qu'il n'y a pas de vraie histoire, pas de suspense ! Et je le retrouve coincé entre le sucre et la farine !"
Quatrième de couverture :
Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet
inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que
celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se
disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.