Oriana Fallaci livre toute une partie de sa vie, les années qu'elle a partagées avec Alekos Panagoulis.
Un livre à la fois magnifique et dérangeant.
Je m'étais promis de ne pas m'approcher de nouveau de ce roman, trop éprouvant pour moi ! Et puis, la grandeur de ce témoignage m'a prise de nouveau dans ses filets et je l'ai relu encore
récemmement. Cette lecture vous fera perdre le sommeil !
Alekos Panagoulis a vécu uniquement pour la liberté et la démocratie. La torture et la répression n'ont pu briser sa détermination. La corruption n'a jamais eu la moindre prise sur lui, même
lorsqu'on lui propose des responsabilités gouvernementales, après la chute du régime militaire. Mais la dictature grecque lui a dérobé son humanité. En privé, il devient un homme dur, inacessible,
destructeur.
Orianan Fallaci a été fascinée par lui dès leur première rencontre et l'a ensuite accompagné jusqu'au bout. Pourtant, les années passées avec lui comptent beaucoup plus d'épreuves que de bonheur.
La vie de cet homme excessif a été vouée à son idéal.
Quatrième de couverture :
Un homme, grec : Alekos Panagoulis, qui tenta de tuer en 1968 Papadopoulos, chef de la junte militaire au pouvoir depuis plus d'un an, et fut torturé, condamné à mort, puis gracié contre son gré
après cinq ans de prison. Elu député après la chute des colonels, il s'acharnera à prouver les liens du ministre de la Défense avec les dictateurs. Mort en 1976, à trente-huit ans, dans un très
mystérieux accident de voiture... Une femme, italienne : Oriana Fallaci, écrivain, reporter, de réputation mondiale, qui vécut les trois dernières années de Panagoulis à ses côtés. Un livre, succès
international : roman-vérité, roman policier, lettre d'amour déchirante et rageuse, qui révèle le destin exemplaire et tragique d'un poète terroriste, militant de l'impossible.
Oriana Fallaci, une femme de caractère, à la personnalité complexe
(1929 - 2006)
Journaliste et romancière italienne.
Dès sa prime jeunesse, elle se rallie au mouvement démocrtique "Giustiza et liberta" lors de la seconde guerre mondiale. Elle est tombée dans le chaudron de l'engagement politique depuis sa plus
tendre enfance avec un père résistant et activiste politique contre Mussolini. Dès 17 ans, elle sera l'envoyée spéciale du journal "Il Mattino dell Italia centrale". En 1967, elle couvre la guerre
du Vietnam. Puis elle continue à se mettre en danger pour le droit à l'information et poursuit son travail de grand reporter au Pakistan, Moyen Orient et en Amérique du Sud.
Elle a interviewé les plus grands de son époque : Yasser Arafat, Golda Meir, Gandhi, Khomeini, Frederico Fellini.
Une très grande femme dont les positions me laissent un peu perplexe vers la fin de sa vie : elle a rédigé des écrits considérés comme xénophobes et anti-musulmans. Soit elle a été mal comprise,
soit la vie a fini par briser sa tolérance.