Ma bibliothèque virtuelle, balades et quelques carnets de voyage
Une randonnée aux paysages magnifiques
à couper le souffle
!
Est-il besoin de rappeler que Gavarnie et Ordesa
sont classés Patrimoine mondial ?
Quelques cairns ici et là jalonnent la balade côté espagnol,
aucun marquage n'a été prévu pour se repérer !
L'itinéraire peut devenir vraiment très difficile lorsqu'on se perd,
ce qui a été le cas ce week-end...
Toutes les photos ont été prises par Erwan,
mon photographe préféré...
Il assure l'orientation
(même s'il est parfois dangereux de suivre les chemins de traverse qu'il improvise)
et réalise toutes les prises de vue...
PREMIERE JOURNEE
Balade facile ! Départ au dessus de Gavarnie, du col des Tentes (2208 m), vers 13h00, pour franchir tranquillement, 600 m de dénivelé plus haut, la brèche de Roland.
Nous sommes ensuite descendu de l'autre côté, sur le versant espagnol, dans le parc d'Ordessa. Dès la fin de la descente, le terrain devient très peu accidenté, composé d'une successsion de
grandes plaines herbeuses et de petites barres rocheuses.
Nous avons marché jusqu'à 19h00 pour se rapprocher de l'entrée de la Vire des fleurs.
Bivouac idéal au bord d'un ruisseau, au milieu des marmottes et des isards.
Des marmottes...
DEUXIEME JOURNEE
Nous démarrons par la traversée de la Vire des fleurs. Ce sentier aérien permet de cheminer sur 3 km dans les falaises dominant les
vertigineux canyons d'Ordesa. Le paysage est d'une telle démesure que les superlatifs qui me viennent à l'esprit ne suffisent pas à le décrire ! D'ailleurs il aurait fallu un appareil photo
panoramique pour mieux saisir la splendeur de ce site.
Cette vire est aérienne, à déconseiller aux personnes ayant le vertige, mais ne présente aucune difficulté technique.
La suite se corse à la sortie du canyon. Nous avons croisé uniquement 5 personnes dans la journée...
Il faut passer par la Vire de l'Escuzana pour rejoindre le Col de Boucharo. Ces paysages sauvages se gagnent chèrement en cas de méconnaissance du terrain. Les descentes et les montées dans des éboulis raides sont plutôt rudes, surtout lorsqu'on ne trouve pas le sentier !
Début d'un pierrier..
Après avoir passé plusieurs vires plutôt sportives, nous arrivons à un endroit nommé La fourchette des Gabiétous. Nous grimpons au sommet d'un petit pic par un sentier vertigineux à flanc de montagne. L'arrivée se fait par une escalade incertaine sur quelques mètres. Au sommet, nous nous rendons compte qu'un sentier, tout en bas, contourne cette montagne (grrr !!!). La descente est tout aussi galère. Bien plus bas, nous retrouvons enfin quelques kernes et la suite ne présente plus aucune difficulté technique.
Mauvaise surprise à la fin : plus aucun indice pour montrer le chemin jusqu'au au col des Tentes ! Erwan me propose ni plus ni moins de désescalader une falaise pour rejoindre
un sentier. Sans corde ni aucun matériel pour s'assurer. Impossible d'imaginer autre chose qu'une chute quelques dizaines de mètres plus bas sans passer par la case départ ! J'ai
craqué, avec un freinage des quatre fers ! Nous avons fait demi-tour en étudiant des possibilités de descentes toutes plus risquées les unes que les autres...
Deux randonneurs adorables ont enfin croisé notre chemin ! Nos deux sauveurs nous ont guidés vers le Col de Boucharo en suivant un itinéraire évitant toute accrobatie hasardeuse
mais quasiment impossible à trouver lorqu'on ne connait pas.
BILAN
Le second jour, nous avons marché de 8 h du matin jusqu'à 5 h du soir.
Sans arrêt pique-nique !
Malgré quelques instants difficiles, je garderai un superbe souvenir de ce week-end car les paysages sont inoubliables...
Un seul conseil : si vous devez découvrir par vous-même cette rando,
munissez-vous d'un bon topo car une carte détaillée ne suffit pas...
Pour visualiser le diaporama d'Erwan,
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