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Quatrième de couverture
Un soir d'automne. Maria est retrouvée pendue dans son chalet d'été sur les bords du lac de Thingvellir. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite d'une amie de cette femme qui lui affirme que ce n'était pas "le genre" de Maria de se suicider et qui lui remet une cassette contenant l'enregistrement d'une séance chez un médium que Maria était allée consulter pour entrer en contact dans l'au-delà avec sa mère. Celle-ci lui avait promis de lui envoyer un signe. Au pays du fantastique et des fantômes, aussi dubitatif que réticent, le commissaire Erlendur, troublé par l'audition de la cassette, se sent obligé de reprendre l'enquête à l'insu de tous. II découvre que l'époux de Maria n'est pas aussi fiable qu'il en a l'air et ses investigations sur l'enfance de la suicidée, ses relations avec une mère étouffante vont le mener sur des voies inattendues semées de secrets et de douleur. Obsédé par le deuil et la disparition, harcelé par les frustrations de ses enfants, sceptique devant les croyances islandaises, bourru au coeur tendre, le commissaire Erlendur poursuit sa recherche sur lui-même et rafle tous les suffrages des lecteurs.
Avis d'une lectrice du dimanche
J'ai aimé ce polar très lent, dans lequel Arnaldur Indridason a su rendre certains personnages extrêmement attachants. L'atmosphère est particulière, sans doute propre aux pays nordiques. Les islandais, soumis au rythme des saisons et aux aléas du climat, offrent une place privilégiée à la nature...
Le commissaire Erlendur est appelé sur la scène d'un suicide, une jeune femme s'est pendue dans son chalet de vacances. L'affaire semble simple car la vie de Maria a été endeuillée par la noyade de son père puis par le décès récent de sa mère, avec qui elle entretenait une relation fusionnelle. Mais Karen après avoir découvert le cadavre de sa meilleure amie, ne prête pas une oreille favorable à la thèse du suicide ! Ernaldur va patiemment dérouler l'écheveau de la vie de Maria, il offrira le plus bel hommage posthume en dressant le portrait de la défunte et surtout en éclaircissant le mystère de sa fin tragique.
Le personnage d'Erlendur est profondément attachant même si parfois insaisissable pour sa famille. Il vit avec ses propres fantômes, d'où son acharnement à découvrir la vérité pour des affaires abandonnées depuis près de trente ans.
Le commissaire Erlendur a une conception très particulière de son rôle. Il souhaite incarcérer les assassins bien sûr, mais la préoccupation de punir les coupables semble presque reléguée au second plan. Le plus important est de trouver les réponses qui permettent aux familles de faire leur deuil. Les cadavres ne sont pas de simples dossiers, l'enquêteur éprouve de l'empathie envers les victimes et retrace chaque fois une grande partie de leur vie.
J'ai retrouvé l'atmosphère présente dans de nombreux romans nordiques : la croyance aux revenants, de belles descriptions de paysages et de tempêtes.