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Quatrième de couverture
Sur la côte ouest de l'Ecosse, Alasdair Mor exploite la petite ferme familiale, seul après la mort de son père et le départ pour la ville de son frère. Il vit de la pêche au homard. Il aime profondément la nature sauvage et grandiose qui l'entoure. Mais un couple s'installe dans les environs, et le vol et le mal font irruption dans la vie d'Alasdair qui répond par l'incompréhension. L'homme s'en prend aux animaux d'Alasdair, et l'entraîne dans un affrontement à mort après une poursuite hallucinante à travers les collines sauvages.
Au-delà des personnages austères et attachants, les véritables héros du livre sont l'océan, le vent glacial et la lande inhabitée. Les descriptions de la mer ou du passage des saisons vers un inévitable "cœur de l'hiver" sont inoubliables.
Ce texte poétique et lyrique aux accents steinbeckiens est écrit dans une langue magnifique.
Avis d'une lectrice du dimanche
Un texte terrible, tragique et poétique !
Il y a très peu d'action dans roman, mais l'écriture magnifique de Dominic Cooper nous immerge brutalement dans le climat âpre des Highlands en hiver et surtout dans la bêtise humaine, insondable, la cruauté gratuite. C'est noir, sans espoir...
Alasdair vit dans une contrée désolée dans les Highlands, sur la côte Occidentale. Les rares habitants ont fui depuis longtemps vers des cieux
plus cléments pour trouver du travail et des conditions de vie moins dures. Alasdair est resté seul dans la ferme familiale. Il pêche du homard et élève un peu de bétail. Il ne compte qu’un ami,
qu’il voit brièvement de temps à autres. La solitude ne lui est pas si pénible car il a été la cible de moqueries pendant toute sa jeunesse. Son physique ingrat, sa lenteur et sa timidité l’ont
fait passer pour un simple d’esprit. Il vit avec peu de choses, en accord avec la nature, et a conservé une sorte d'innocence. Son existence peut sembler frustre, dérisoire même, mais il a
peut-être trouvé le trésor le plus précieux, une forme de bonheur : la sérénité.
An Sionnach, un homme mystérieux, arrive
dans cet endroit désertique et trouble cette quiétude. Pétri de haine, il va empoisonner l’existence d’Alasdaire par un harcèlement violent, méthodique. La tension monte jusqu’à un duel sans merci.
Quelque extraits :
"En contrebas se trouvaient les deux terrasses surplombant la grève, là où la famille de son grand-père avait fait pousser l'orge pour son whisky. Grandes marches vertes contre les collines brunes et la mer hyaline, elles étaient à présent en friche, les sillons dans l'herbe disparaissaient rapidement sous la fougère qui proliférait. C'était là que broutaient les moutons d'Achateny, tels des poux à fourrure éparpillés le long de la côte, leurs bêlement pathétiques se mêlant aux folles menaces des goélands marins, des goélands argents et des corneilles mantelées qui plongeaient, s'élevaient et tournoyaient au-dessus du littoral. Au-delà, les grands donjons crénelés des rochers noirs contrastaient avec les langues de terre et les récifs qui mouchetaient le léger ressac et que la marée était en train de recouvrir."
"S'ils se connaissaient depuis des années, on aurait pu croire qu'ils se voyaient pour la première fois, étrangers se croisant sur la route. Car l'affection entre habitants, dans les Highlands, était presque invisible, et rarement exprimée. Aider et être aidé était leur manière de manifester leur amitié."
"Pendant plusieurs heures encore la tempête virevolta et bondit parmi les falaises et les collines, piétinant, riant et grognant dans l'excitation de l'attaque ; et la terre sans voix continuait à somnoler en paraissant ignore les maraudages de son agile agresseur."