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Mardi 17 novembre 2009

Quatrième de couverture :

Nous sommes à Paris, pendant un mois de mai caniculaire. Autour de l'église Saint-Sulpice évoluent une vingtaine de personnages au gré des mouvement de la vie. Mariage ou enterrement... Grégoire Polet dresse le portrait d'hommes et de femmes à un moment déterminant de leur vie. Tandis que certains voient leurs projets aboutir, d'autres au contraire, sombrent dans le désespoir. Peintres, musiciens ou écrivains, tous ces personnages nous font vivre leurs existences peu ordinaires, teintées d'art et de philosophie.


 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Une lecture très agréable !

 

Il m’est très difficile de définir l’histoire de ce roman car j'en ai plutôt conservé des impressions. J’ai le sentiment d’avoir fait une belle balade dans Paris, surtout dans les milieux d’artistes, puis de m’être posée à la terrasse d’un café pour observer les gens.

Grégoire Polet nous livre des instants de vie d’une vingtaine de personnages, parsemés dans diverses scènes du quotidien telles qu’un mariage et un enterrement, des spectacles, des examens de fin d’études et des rencontres d’étudiants... Certains en sont au bilan de leur vie et d’autres au contraire ébauchent les premières lignes de leur vie d’adulte.

Tout ce petit monde se perd en questions existentielles plus ou moins cruciales ou futiles, amusantes ou pathétiques.

L’auteur pose aussi un regard tendre et sarcastique sur le milieu artistique, dans lequel les imposteurs et parasites côtoient les créateurs authentiques…

 

Un grand merci à Katou qui m’a prêté ce livre et permis de découvrir cet auteur !

Par Marie - Publié dans : Roman français - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 16 novembre 2009
Ellcrys et Petite Fleur m'ont taguée avec ce questionnaire de saison...

Voici donc 7 choses qui rythment ou marquent mon automne.


1- Ma résolution de l’automne : ne jamais lutter contre la boulimie de lecture ! Avec les challenges tentateurs qui pavent les blogs de bonnes intentions, comment résister ?

 


2- Dès le mois de novembre, j’hiberne. Le nombre de mes heures de sommeil s’allongent et la couette exerce sur moi un attrait irresistible…


 

3- Cela peut paraître contradictoire avec mon côté marmotte, mais l’automne est aussi la période où je reprends les activités sportives. Cette année c’est un peu compromis car l’activité natation de ma fille aînée empiète sur mon horaire de gym, je ne peux donc y aller qu’une semaine sur deux ! Ensuite j’aime beaucoup l’escalade mais la copine avec qui je partageais cette activité vient de faire son troisième adorable bébé…

 


4- L’automne marque aussi un changement alimentaire catastrophique chaque année ! Fini les couleurs acidulées des salades composées du printemps et de l’été ! S’invitent à table des recettes telles que le riz à la vanille, la tartiflette et la raclette. C’est la farandole des soupes comme le velouté de choux à la cannelle, crème de potiron, velouté de courgette au parmesan…

 

 

5- En automne, on se blottit davantage dans la maison. Arrivent donc les envies de travaux et de rénovation ! Cette année, nous nous attaquons à la cuisine ! Nos meubles bancales et vermoulus, ainsi que les affreux carreaux beige au mur, vivent leurs dernières heures.

 


Ma cuisine de rêve ? Ah, je me suis trompée de photo !  

De manière beaucoup moins originale, j’ai trouvé des meubles très simples chez un magasin suédois (vous devez connaître…), et je vais rendre une nouvelle gaieté à cette petite pièce grâce à des peintures et des carreaux muraux de mes couleurs préférées : rouge, jaune et orange ! Ma cuisine, aussi minuscule soit-elle, capturera ainsi le moindre rayon de lumière dans les filets de ce mélange de teintes chaudes et acidulées !


 

6- Une autre envie automnale : réorganiser et ranger les bibliothèques de la maison ! Obtenir un ensemble classé et cohérent est presque mission impossible car des étagères surchargées ont essaimé dans toute les pièces : salon, chambres, cuisine (pour les livres spécialisés dans le domaine des gourmands), couloir…

 

 

7- Je commence à écouter les appels de détresse de mon jardin, abandonné depuis plusieurs mois : l’arrachage des mauvaises herbes est prévu et peut-être quelques nouvelles plantations. C’est bien connu, « A la Sainte Catherine, tout arbre prend racine ! »...

 

 

 

 

Certaines essaient de se faire oublier... Mais je les ai repérées !

 J'aimerais bien connaître les réponses de : Bouh, Sybiline, Géraldine et Fanyoun...

Par Marie - Publié dans : Challenges et Tags - Communauté : Livres
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Dimanche 15 novembre 2009


Juste pour le plaisir, quelques poèmes du recueil de Jacques Prévert, Paroles.

 

 

DÉJEUNER DU MATIN

 

Il a mis le café

Dans la tasse

Il a mis le lait

Dans la tasse de café

Il a mis le sucre

Dans le café au lait

Avec la petite cuiller

Il a tourné

Il a bu le café au lait

Et il a reposé la tasse

Sans me parler

Il a allumé

Une cigarette

Il a fait des ronds

Avec la fumée

Il a mis les cendres

Dans le cendrier

Sans me parler

Sans me regarder

Il s'est levé

Il a mis

Son chapeau sur sa tête

Il a mis

Son manteau de pluie

Parce qu'il pleuvait

Et il est parti

Sous la pluie

Sans une parole

Sans me regarder

Et moi j'ai pris

Ma tête dans ma main

Et j'ai pleuré.

 

 

SABLES MOUVANTS

 

Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Et toi

Comme une algue doucement caressée par le vent

Dans les sables du lit tu remues en rêvant

Démons et merveilles

Vents et marées

Au loin déjà la mer s'est retirée

Mais dans tes yeux entrouverts

Deux petites vagues sont restées

Démons et merveilles

Vents et marées

Deux petites vagues pour me noyer.

 

 

LE MIROIR BRISE

 

Le petit homme qui chantait sans cesse

le petit homme qui dansait dans ma tête

le petit homme de la jeunesse

a cassé son lacet de soulier

et toutes les baraques de la fête

tout d'un coup se sont écroulées

et dans le silence de cette fête

dans le désert de cette fête

j'ai entendu ta voix heureuse

ta voix déchirée et fragile

enfantine et désolée

venant de loin et qui m'appelait

et j'ai mis ma main sur mon cœur

où remuaient

ensanglantés

les sept éclats de glace de ton rire étoilé.

 

 

LES BELLES FAMILLES

 

Louis 1

Louis 2

Louis 3

Louis 4

Louis 5

Louis 6

Louis 7

Louis 8

Louis 9

Louis 10

Louis 11

Louis 12

Louis 13

Louis 14

Louis 15

Louis 16

Louis 17

Louis 18

et plus personne plus rien…

qu'est ce que c'est que ces gens-là

qui ne sont pas foutus de compter jusqu'à vingt ?

 

 

Un dernier clin d'oeil, parce que c'est dimanche :

 

LA CÈNE

 

Ils sont à table

Ils ne mangent pas

Ils ne sont pas dans leur assiette

Et leur assiette se tient toute droite

Verticalement derrière leur tête.

 

 

 

Celsmoon a initié les dimanches poétiques.
De nombreux amoureux des belles phrases participent à ce rendez-vous

Abeille, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence , Ankya, Herisson08, Anjelica , Schneeweiss , George, Uhbnji , Fleur, Esmeraldae, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Bookworm, Emma, Julien...

 

 

Par Marie - Publié dans : Nouvelles, textes, poésie - Communauté : Salon Lecture
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Samedi 14 novembre 2009


J’ai reçu d’Ellcrys ce très joli logo de l’amitié ! Merci !

 

Pour une fois, ce tag est facile, point besoin de se froisser un neurone, il suffit de citer 7 choses que l’on aime particulièrement :

 

1) Mes deux petites puces, Léane et Anna, et bien sûr ma moitié…

2) Lire encore et encore (surprenant n’est-ce-pas ?)

3) Passer du temps avec les amis

4) Embêter (affectueusement  ) mes chats

5) Les randonnées en montagne

6) A la fois un vœux et un goût : me défouler de nouveau sur des voies d’escalade

7) Râler, rire et refaire le monde…

 

A mon tour, je dois offrir ce logo (avec les 7 questions bien sûr !) à 7 personnes  :

 

Virginie

Claudia

Bea Kimcat

Choco

Cynthia

Liliba

Mango

 

Par Marie - Publié dans : Challenges et Tags - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 13 novembre 2009

 

Quatrième de couverture :

"Ou bien elle rencontrerait un homme, dans le wagon ou au Café de la Gare, un homme qui lui dirait madame vous ne pouvez pas continuer comme ça, donnez-moi la main, prenez mon bras, posez votre sac, ne restez pas debout, c'est fini, vous n'irez plus, ce n'est plus possible, vous allez vous battre, je serai à vos côtés. Un homme ou une femme, après tout, peu importe. Quelqu'un qui comprendrait qu'elle ne peut plus y aller, que chaque jour qui passe elle entame sa substance, elle entame l'essentiel."

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions.Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai.
Les heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit.


Avis d'une lectrice du dimanche :

Un livre magnifique, à lire impérativement pour ne pas s'enfermer ni dans la souffrance ni dans l'indifférence.

Deux personnages à la fois très différents et pourtant semblables par leur mal-être évoluent dans ce roman.

Il s'agit d'abord de Thibault, le médecin urgentiste. Il a choisi son métier parce qu'une blessure à la main lui a interdit une carrière de chirurgien mais aussi parce qu'il a envie de secourir les gens. Il est peu à peu écrasé par la lassitude car il ne parvient plus à rompre son isolement, sa solitude. Il ne trouve pas la douceur d'une relation amoureuse stable. Aucune carapace ne parvient à l'immuniser face à la misère et les malheurs quotidiens de ses patients... Ce portrait m'a touchée car il est authentique mais hélas aucune solution n'apparaît... Seul le hasard fera bien les choses ou au contraire se détournera de cet homme.

Mathilde est sans aucun doute le personnage que j'ai préféré.  Veuve avec deux enfants, cette belle jeune femme a un caractère positif et enjoué. La malchance l'a faite chanceler une première fois en lui enlevant l'homme de sa vie. Mais elle a surmonté cette première épreuve sans se plaindre et a réussi son challenge : depuis huit ans, elle offre à ses enfants ses rires et sa joie de vivre. 
Le deuil n'a pu entamer la vitalité de Mathilde, ce sera finalement le milieu professionnel qui l'abattra. Delphine de Vigan décortique de manière méthodique le mécanisme du harcèlement au travail.
Pour un détail malheureux, Mathilde ne trouve plus grâce aux yeux de son chef hiérarchique. Ce dernier entreprend une démarche vicieuse et sournoise de démolition : il l'exclut du groupe, ne lui donne plus aucune info, lui retire peu à peu ses missions, modifie sa feuille de poste, la dénigre auprès de la DRH...  La plupart de ses collègues lui tournent le dos par peur et lâcheté. Mathilde est complètement démunie devant la malveillance gratuite et cette violence feutrée...

Les relations dans le milieu professionnel deviennent inhumaines et beaucoup d'entre nous ont subi ou bien assisté à des démolitions de cette sorte. Chaque fois, l'impuissance et l'incrédulité paralysent à la fois la victime et l'entourage.

A l'heure où dans les grandes entreprises les suicides s'enchaînent dans un climat de passivité générale, cette lecture est indispensable !  

Enfin, des mots clairs sont posés sur des détresses indicibles ! Ce roman est une invitation à plus de solidarité. Delphine de Vigan plaide pour cette vieille valeur si tristement obsolète et qui fait cruellement défaut dans nos vies...


Des avis positifs : Géraldine, Edelwe, Livr'esse, Des livres et moi, Celsmon,...
Des déceptions  : Clarabel, Laurent (A l'ombre du cerisier) ...



Par Marie - Publié dans : Roman français - Communauté : Mes livres préférés
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Jeudi 12 novembre 2009

  Marie NDiaye
a remporté le prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe,
et le prix Goncourt en 2009 pour
Trois Femmes puissantes.

 

Au début, son nouveau roman ne me tentait guère…

 

Finalement, j’achèterai très certainement ce livre.
Pourquoi ? En solidarité avec cet auteur, et pour défendre avec mes moyens très modestes la liberté d’expression des artistes et des citoyens de manière générale.

 

Dans une interview accordée au Inrockuptibles, Marie Njaye expliquait pourquoi elle a quitté la France et décidé de partir vivre à Berlin juste après la présidentielle de 2007 : « je trouve détestable l’atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux »


Cette citation n’engage qu'elle, on est d’accord ou pas avec ses paroles, mais un écrivain a le droit et le devoir d'user de sa notoriété pour porter ses idées.

En tous cas, elle a exprimé devant un large public les mots de colère qui bouillonnent dans mon coeur lorsque je vois les rafles de gosses devant les écoles pour les mettre en centre de détention et ensuite dans des charters...  La colère face aux menaces de peines de prison pour des gens dont le seul crime est d'appartenir à des associations qui aident les sans-papiers...

Certes, le vocabulaire employé passerait inaperçu dans la bouche d'un citoyen basique (comme moi par exemple ) mais semble peut-être un peu moins chic venant d'une personne publique. Mais elle décrit une situation de chasse à l'immigré clandestin qui n'est pas très classe non plus. Bon là je m'égare, revenons à nos moutons !


Eric Raoult, parlementaire UMP élu par la France, pays des libertés, demandait de manière officielle il y a quelques jours au comité du Prix Goncourt et au ministère de la culture de prendre des sanctions à l’encontre de Marie Njaye, en invoquant un soi-disant devoir de réserve des lauréats de prix littéraires.

Heureusement, Frédéric Mitterrand a opposé une fin de non recevoir à cette demande car Marie Ndiaye n'a bafoué aucune loi !

Le comité du Goncourt s’est insurgé contre cette tentative d’intimidation et de censure.

 

Pour une lectrice primaire comme moi,
cet auteur ne pouvait bénéficier d’une meilleure campagne de pub !


 

Par Marie - Publié dans : Digressions - Communauté : partage
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Mercredi 11 novembre 2009

 

Quatrième de couverture

Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse. 7 août 1974. Sur un câble tendu entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.

 

Avis d’une lectrice du dimanche

Que dire d’un roman que je n’ai pas aimé ?

J’ai d’abord été enchantée par les premières pages et le récit du funambule mais le charme n’a duré qu’un bref instant !

Je n’ai pas réussi à entrer dans ce livre, l’histoire et les personnages m’ont ennuyée. J'ai trouvé très confus les récits des réunions des mères qui ont perdu des enfants au Vietnam. Le personnage du prêtre irlandais m'a paru très artificiel, peu crédible...
J’ai eu toutes les peines du monde à terminer cette lecture et j’ai poussé un ouf de soulagement à la dernière page.

Je ne porte aucun jugement sur ce roman qui est de qualité. Simplement l’alchimie ne s’est pas faite…

 
Certains ont beaucoup aimé : Au bonheur de lire, A l'ombre du cerisier, Dominique, Livr'esse, Les livres de Georges Sand et moi, Mango...
Quelques rares avis moins enthousiastes : Ys, Laure

Par Marie - Publié dans : Roman britannique - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Lundi 9 novembre 2009

 

Quatrième de couverture

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

 

 

Avis d’une lectrice du dimanche

 

Coup de cœur !

 

J’ai tellement entendu parler de manière élogieuse de ce livre que j’hésitais à le lire, de peur d’être déçue. De plus, la quatrième de couverture plaçait la barre très haut en le comparant au Maître et Marguerite, qui est un de mes livres cultes.

 

J’ai tout aimé dans ce roman : le récit baroque dans lequel l’auteur effleure délicatement le fantastique, l’errance dans les vieux quartiers de Barcelone, l’univers magique des livres, la tendresse d'un père, la fidélité à toute épreuve de certaines amitiés, le style poétique et l’esthétique gothique...

 

Dès les premières pages, il est difficile de ne pas se prendre d’affection pour Daniel Sempere, le narrateur. Son père, un libraire spécialisé dans les livres d’occasion, l’introduit dans le Cimetière des Livres Oubliés, lieu secret, mystérieux. La rencontre avec un livre, l’ombre du vent, va bouleverser la vie de ce petit garçon de dix ans, un peu solitaire, d’une sensibilité à fleur de peau et orphelin de sa mère. Sa recherche de l’auteur de cet ouvrage rare, Julien Carax, va se poursuivre pendant des années. Cette quête initiatique aux rebondissements imprévus, haletants,  lui permettra de se construire et de réaliser des rencontres exceptionnelles ! Certaines seront sublimes et l’aideront à entrer dans l’âge adulte, d’autres au contraire seront terrifiantes. Son chemin croisera des libraires passionnés, de fins limiers, des femmes fatales et même des tueurs redoutables à la solde de Franco…

 

Durant toute cette lecture, j’ai été partagée entre le désir de dévorer ce roman pour suivre le rythme effréné de l’intrigue et en même temps l’envie de ralentir pour faire durer plus longtemps ce plaisir.

Par Marie - Publié dans : Roman espagnol - Communauté : Les lectures de Florinette
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